Karinel :
(...) je suis en incapacité de travail , mon employeur ma téléphoner pour m'annoncer que ce n'étais pas la peine que je revienne travailler car je dois etre remplacer !
je voudrais savoir s'il à le droit de me donner mon préavis ??? pour cause de maladie
Avant de vous répondre, juste un petit conseil: créez un sujet à part pour votre question, pour éviter, comme ici, le mélange de sujets différents et en faciliter le suivi.
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La loi interdit formellement à un employeur de licencier un travailleur pour cause de maladie. Néanmoins, si celle-ci se prolonge (minimum 6 mois consécutifs), l'employeur peut malgré tout procéder au licenciement, pour des raisons évidentes d'organisation du travail.
Restent deux points très importants:
* le moyen par lequel le licenciement est notifié;
* le motif invoqué pour la rupture du contrat.
Un employeur doit, pour qu'un licenciement soit licite, notifier le préavis soit par un courrier recommandé soit par un exploit d'huissier. Tout autre moyen utilisé est irrecevable. Le préavis, presté ou non, est dès lors invalide. Pour éviter des litiges nés de ce genre de procédures non respectées, le travailleur doit faire constater (éventuellement par la police) le refus de l'employeur de le remettre au travail. Cette reprise de travail ne peut, bien évidemment, avoir lieu durant une période de maladie-invalidité ou d'accident de travail.
Vient ensuite la question du motif invoqué par l'employeur. Celui-ci doit est conforme aux faits et à la réglementation. Il ne pourrait par exemple vous remplacer s'il vous licenciait pour réorganisation ou restructuration. Il lui est par contre loisible de le faire, s'il vous licencie pour cause de maladie de longue durée. Ce point devra donc être vérifié s'il procède effectivement à votre licenciement.
Enfin, si votre remplacement se fait dans le cadre d'un contrat DE REMPLACEMENT, en aucun cas votre employeur ne peut vous licencier comme vous le craignez, puisque l'engagement du nouveau travailleur se ferait alors dans l'attente de votre retour.
En l'absence d'un courrier dans les jours suivant la communication téléphonique à laquelle vous vous référez, prenez contact avec votre syndicat (si vous êtes affiliée à un tel organisme). En l'absence de tout écrit, aucune rupture de contrat dans le chef de l'employeur ne peut être légalement reconnue (*).
Vous n'avez donc
a priori pas de raisons de vous inquiéter. Restez tout de même vigilante à l'évolution de votre situation.
(*) hormis notamment faillite ou décès de l'employeur