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Faire des études de psycho aujourd'hui est-ce encore bien sérieux?

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30 ans

Membre depuis le 07/10/2007
34 messages

Posté :

Bonjour

Je voudrais faire des études de psychologie mais après de nombreux bruits de couloirs,je me suis renseigné sur ce forum,j'ai lu les six pages et inutile de vous dire que j'ai vité déchanté!
Est-ce vraiment impossible de trouver du boulot avec un master de psychologie?
Je doute maintenant quant à mon avenir et à mes études pour l'année prochaine..

Merci de me renseigner sourire



femme

Membre depuis le 03/06/2007
104 messages

Posté :

difficile de te répondre
personnellement, je pense qu'il faut avoir plusieurs cordes à son arc, tenter de se spécialiser
la neuropsychologie est fort en vogue me semble-t-il...les offres d'emploi existent plus maintenant que dans les années 90 ...



Membre depuis le 22/06/2006
258 messages

Posté :

Effectivement, il ne faut pas viser d'avoir une activité salariée temps plein tout de suite, aisée et bien payée. Il y a de la demande, mais les postes s'ouvrent plutôt au niveau privé ou indépendant.

Pas facile, donc, faire des heures de manière assez inconfortable. Pour un job salarié plus tranquille, de manière générale, peut être plus viser une formation de gradué. Ceci n'est pas vrai qu'en psychologie, à ce que j'entends.

Cependant, pour être chargée de recrutement régulièrement, y compris au niveau psy, je peux dire qu'il y a bcp de cv envoyés, mais peu de gens vraiment compétents et motivés... Les personnes qui sortent de l'univ. ou de l'école ne se différencient pas vraiment les unes des autres, sauf par les résultats et les stages. Il faut donc avoir des éléments qui sortent de l'ordinaire: formations complémentaires même pendant les études, stages bénévoles en plus des stages imposés, intérêts particuliers hors du programme obligatoire...

Comme le disent également mes collègues en recherche d'employés (psy, AS ou éduc, vu que ce sont les domaines psycho sociaux et éducatifs que je côtoie), il y a bcp de demandeurs d'emploi, mais peu de candidatures intéressantes, et on se retrouve dans des situations ou peu de postes vides sont officiellement annoncés, on préfère chercher des gens qui ont déjà fait leurs preuves dans d'autres institutions.

Il arrive fréquemment, à ce que j'entends aussi de mes collègues, qu'on ne trouve personne, ou qu'on trouve difficilement, un psy pour un poste. Problème de motivation et de maturité des demandeurs plus que de formation. Au niveau licencié (master) en tout cas, ce sont des postes à responsabilité qui demandent un investissement important, et tous ne sont pas motivés pour cela. Peut être un début d'explication à: pourquoi autant de psy qui ne trouvent pas de travail dans leur branche, pendant que tellement d'institutions ont du mal à recruter et à trouver des personnes qui conviennent.

Si vous vous posez déjà la question de savoir s'il est sage d'entamer de telles études, vous répondez d'avance à la question: votre motivation vous permettra-t-elle de vous accrocher à travers les aléas des études et surtout du travail.



chimay

Membre depuis le 25/09/2006
374 messages

Posté :

Pour viviane:
Je suis d'accord avec toi.
Mais je lis que tu recrutes... Dans quels domaines et quelle région géographique ?
Je connais une psy très compétente, formations complémentaires, expériences, preuves évidemment dans d'autres institutions, et touti quanti mais qui se voit surtout répondre "non" pcque, vu son ancienneté, elle coûte trop cher! A moins que ta démonstration ne touche pas le non-marchand?
Bonne journée
JJ



Liege

Membre depuis le 20/02/2006
142 messages

Posté :

Il est en effet difficile de trouver dans le domaine de la psycho. Maintenant ça dépend aussi des régions. Il est plus facile de trouver sur Bxl par exemple car l'offre est plus grande et variée. Maintenant rien a voir avec la demande qu'on peut avoir pour certaines autres branches.

En ce qui me concerne, sur Liege, c'est presque mission impossible. Quand je téléphone apres avoir postulé (car oui je cherche tjs car je suis indep mais ça n'est pas rentable en temps plein) on me répond qu'ils sont tellement submergés de milliers de candidatures qu'il faut bcp de temps pour dépouiller. Et donc la concurence est rude car quoi qu'il en soit il n'y a pas assez de postes pour le nombre de diplomés et ce quelles que soit les formations complémentaires a rallonges ou la motivation. Et là je parle en ayant eu bcp d'echos de diverses personnes. Maintenant un coup de chance ça arrive aussi clin d´œil... ou un bon piston.

Alors pour résumer, faire des etudes de psycho pcq c'est ce qu'on aime et qu'on espere bosser dans le domaine tout en ayant en tete que ce ne sera peut etre pas le cas, ok...
Faire des etudes de psycho faute d'inspiration pour autre chose : autant faire une formation plus porteuse d'emploi clin d´œil.

Et en effet pq pas faire plutot un graduat, on est pfs plus vite engagé car la personne coute moins cher et a plus d'expérience de terrain, grosse lacune des universités. En plus c'est plus court, ça permet de perdre moins de temps si on décide de faire des formations complémentaires.



chimay

Membre depuis le 25/09/2006
374 messages

Posté :

Quand je lis faire un graduat car à l'univ, pas d'expérience de terrain, çà me fait bondir! Qu'est-ce que c'est que de comparer des études d'assistant en psy et une licence? pardon, un master (çà fait mieux!)
A la limite, à entendre les écoles graduées, pourquoi finalement encore organiser un cycle de 5 ans, puisque leurs gradués seraient ausi compétents...!
JJ



Liege

Membre depuis le 20/02/2006
142 messages

Posté :

J'ai fais l'univ et franchement pour ce que ça m'apporte comme compétitivité sur le marché de l'emploi et quand je compare les expériences de terrain, si cheres aux employeurs, y a une différence.
Meme pour mes amis de promo qui ont continué par des DES divers et variés, ça n'apporte rien de plus sur le marché de l'emploi.
Et de tt façons dans bcp d'institutions, qd je discute avec des gens qui bossent ds le secteur social, les educateurs et assistants sociaux font un boulot tres proche de celui de psy, si pas carrément celui de psy. Meme pendant mes stages les patients étaient convaincus que les psy ct les educateurs de l'equipe et ne voulaient pas voir "un autre psy, pq faire?".
Je ne dis pas que c comme ça partout mais ça arrive souvent.
Maintenant quand je vois toutes ces années avec 15h de cours semaine, l'unif a largement de quoi remplir l'horraire des étudiants avec des choses utiles (et non pas 36 cours sur le meme sujet) et il y a largement le temps d'y intégrer des stages en plus, ne serait-ce que d'observation
.
Maintenant ça a peut etre changé avec le décret Bologne, et je le souhaite franchement car je suis sortie en 2002 de l'ulg et la formation manquait clairement de poids et qd je comparais au graduat ils voyaient des choses qu'on n'abordait meme pas a l'unif!!! C'est génial hein de parler avec un assistant psy qui a une formation théorique plus solide?
C'est vrai que rien n'empeche de se former soi meme, mais au prix du minerval, c'est un peu triste.
Chacun sa constatation, mais ce que je vois c'est que pour la plupart des gens que je connais de ma promo, peu bossent ds la psycho et ceux qui tentent le coup comme indep c'est la galere la plus totale. C'est ça aussi la réalité et il faut en tenir compte qd on commence des études...
Ou alors s'exporter en France ou la demande de psy a l'air d'etre plus en accord avec la réalité sociale.
Je connais des gens qui bossent ds des hopitaux en France et qui disent que les psy on en cherche bcp. Je n'ai pas la possibilité de déménager, mais pq pas pour celui qui en a la possibilité sourire.



femme

Membre depuis le 03/06/2007
104 messages

Posté :

je suis étonnée de ce que tu dis à propos d'expérience sur le terrain...j'ai fait ma licence en 89 (ok cela date...) j'avais une année complète de stage, j'avais des travaux pratiques (à l'UCL), j'ai toujours eu plus que 15 h d cours par semaine, d'autant que l'on pouvait augmenter les heures via les choix d'options (j'ai fait psycho de l'éduc et toutes les options en clinique enfant), j'ai eu le sentiment de sortir avec une solide formation et d'avoir rencontré des profs exceptionnels
j'ai du mal à concevoir que l'on puisse voir les mêmes choses en 3 années
les études universitaires ne sont pas la panacée mais je pense qu'elles ouvrent à une autre façon de penser, théoriques certes mais quelle théorie!! je n'ai rien regretté!



Membre depuis le 20/02/2006
142 messages

Posté :

Je ne sais pas comment c'est a l'UCL mais a l'ulg, pdt les 2 premieres années on avait 15h semaine sans options ni stages ni rien. La 3eme on avait droit a prendre une orientation spécifique en plus du tronc commun mais ça ne chargeait pas plus l'horraire.
Apres les 2 dernieres années on peut, il est vrai prendre d'autres cours que les 2 options principales mais comme il y a les stages et le mémoire, ça limite forcément dans l'agenda.
Maintenant encore une fois je ne connais pas le nouveau programme avec Bologne.
C vrai qu'on a 2x4 mois de stage... Mais ça me semble insuffisant, surtout maintenant. A cette epoque je ne pensais pas ça mais une fois que je me suis retrouvée dans le milieu du travail c là que je me suis rendue compte que ce n'etait pas suffisant et je ne suis pas la seule a avoir fait cette constatation.
Surtout qu'il y a stage et stage et que si un étudiant a la chance de tomber sur un stage instructif, ce n'est pas le cas de tout le monde.
Je trouve que dés la premiere année on devrait etre en contact avec le milieu pro pour en mesurer la réalité tt au long des etudes et faire plus facilement le rapprochement avec la théorie.

Surtout qu'a l'ulg il y avait bcp de cours clairement répétitifs qui auraient pu etre remplacés par des cours avec une matiere vraiment différente. Le graduat s'ouvre également aux nouvelles théories thérapeutiques et ne se limite pas aux grands courants classiques comme a l'unif.
Du coup je me suis vue tres bete qq fois avec des etudiants de graduat qui me parlaient de courant théoriques dont je n'avais jamais entendu parler et pour les connaitre il fallait sortir le portefeuille pour acheter le livre soi meme. Dommage.

Maintenant c vrai que l'univ prépare a une autre ouverture d'esprit, je ne dis pas le contraire. Mais quoi qu'il en soit, ça n'aide pas a payer les factures une fois les études terminées.

Et les gradués ne peuvent, il est vrai, pas ouvrir un cabinet de psychologue, mais bien de psychothérapeute!!! Et la loi elle n'est pas prete de passer et quand bien meme une loi ne peut etre rétroactive donc ceux installés le resteront...

Enfin soit, je ne compte pas passer ma journée a vomir sur le systeme et on s'éloigne de la question posée sur cet article. je voulais juste dire a Cheese que c'est vrai, la réalité est qu'il n'est pas facile de trouver du travail en psycho et qu'il faut faire ces etudes pcq on est passionné et non pas pour l'aspect lucratif.
Il faut entamer ces etudes en connaissances de cause et etre pret a peut etre se réorienter apres ou etre pret a ramer qq années avant de décrocher un job ds le domaine, d'ou la notion de passion pour garder espoir.
Il ne sert a rien de se voiler la face sur ce point. Il y a assez de gens qui se lamentent du chomage ds le social sur ce forum.
Graduat ou pas chacun fait ce qu'il veut.

Ma constatation est que en tant qu'indep il y a pas mal de gradués qui s'installent comme thérapeutes, qui n'ont pas moins de patients que moi et qui ont économisés 2 ans et 2 minervals. Maintenant il est vrai que pour espérer décrocher certaines autres places, la licence est nécéssaire.
A Cheese de voir quel domaine le passionne le plus et voir ce qui a le plus de chances de l'y mener.
Comparer les 2 programmes peut quand meme valloir la peine avant de se décider.



30 ans

Membre depuis le 07/10/2007
34 messages

Posté :

Merci a tous de vos témoignages..
Ici voilà encore le grand dilemme:faire des études dans ce que l'on aime ou plutôt assurer son avenir..J'avoue que je n'ai pas encore trouvé de réponses. J'adore la psycho mais je pourrais pas supporter d'être au chomage trop longtemps et quand parfois je lis des témoignages de personnes qui sont licenciées depuis 3 ans et qui n'ont jamais travaillés,ça m'effraie un peu..
Sinon, tout en restant dans le social, j'aime bien le métier d'infirmier..mais...nettement moins. Je ne vais pas faire les deux quand même.. Il faudra que je choisisse!
Je déteste devoir prendre une décision qui affectera ma vie entière.


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