Marie T :
Bonjour,
Diplômée d'un graduat en psychologie (option psychomot et psychopéda), je tente de récolter un max d'info à propos de L'ifisam (et plus spécifiquement , la formation en thérapie du développement).
J'aimerais peut-être aussi rencontrer quelqu'un qui aurait suivi cette formation.
Et n'étant pas universitaire, je suis assez inquiète concernant les lois à propos du titre de "thérapeute" qui ne sont pas encore passées. Il semble que pour les gradués, il y ait le risque qu'ils ne puissent obtenir le titre de thérapeute qu'en poursuivant leurs études à l'université (puis en se formant à la thérapie).
Quelqu'un peut-il m'en dire davantage à ce sujet??? J'ai la crainte d'entamer ces études "pour rien".
Merci d'avance!
Bonsoir,
Une première chose à dire peut-être: Félicitation à vous d'avoir déja un diplôme et de vouloir poursuivre par une formation privée qui demande un investissement certain tant sur le plan personnel humain que financier.
L'Ifisam est une école très bien reconnue, notamment par la ligue de santé mentale (puisqu'elle en dépend d'ailleurs si je ne me trompe pas).
Donc, normalement, vous devriez pouvoir avoir la certitude que votre certificat vous donne une reconnaissance certaine, le jour où vous voudrez exercer.
Pour le moment, ce projet de loi là semble à mille lieu des soucis des politiciens. Sans doute cela va-t-il ressortir un jour ou l'autre. Et je ne suis pas sur que ce soit les gradués qui doivent s'en plaindre!
Pour le moment, les gradués "thérapeute" ont le revers de la médaille. On peut toujours leur dire que leur formation ne vaut rien du coté de la psychothérapie parce qu'ils ne sont pas "universitaire".
Le projet de loi les protégerait!
(euh ...à mon avis

)
Il reconnaitrait la possibilté aux gradués répondant à différentes conditions (formations et supervisions dans une école thérapeutique reconnue) d'etre "assistant en santé mentale" et d'exercer la thérapie sans qu'on puisse insinuer qu'ils ne sont peut être simplement que garçon-boucher.
Ca éviterait les charlatans aussi qui existent peut-être, il faut le reconnaitre.
Universitaire, non-universitaire. Les professions en sciences humaines sont saturées, la profession de psychothérapeute interpelle, attire et chacun aimerait que son école, son choix soit le meilleur. Y aura-t-il alors de la place pour tout le monde ? ...
Ce projet de loi inquiète un grand nombre de personnes pour des raisons diverses. Une des craintes que ce futur projet de loi amène par exemple aux psychologues, est la crainte que dorénavant, les psychothérapies ne puissent plus se suivre que sur prescriptions médicales, ect, ect
Une des idées du projet de loi (zut, je ne l'ai plus en tête mais si vous surfez sur google vous le trouverez), donc l'idée en gros est que pour être psychothérapeute, il faudra avoir une expérience clinique et théorique suffisante en psychothérapie, validée par une formation reconnue.
Alors peut-être que les médecins voudront "controler" les psychologues, que les psychologues voudront évincer les non-universitaires, et que les non-universitaires-thérapeutes diront qu'EUX AU MOINS, ils ont LA seule formation valable, ect, ect
Mais ce qu'il en sera reellement, personne ne sait encore le dire maintenant. Mais, je ne crois pas que quicquonque puisse penser à l'heure actuelle,qu'on va gommer les thérapeutes non-universitaires d'un coup d'épingles (cf la catégorie d'assistant en santé mentale) .
Bonne continuation !