Désespoir total, regret....coup de gueule....
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En fait, je devais prester 2 nuits, j'en ai presté une qui est indescriptible tellement j'ai couru (et je n'exagère pas du tout). Le jour fit enfin son apparition et j'étais enfin libérée (gifles d'un patient psy, lavages vésicaux post millin à vider et renflouer tous les 1/4 d'h durant toute la nuit, patients très algiques et inconfortables, préparations des perfs et iv de la nuit et du lendemain, bref je pense qu'on ne peut comprendre que si on le vit, je passe énormément de détails). Une fois le matin arrivé, je retourne chez moi,en m'arrêtant 10 minutes sur le bord de la route, fenêtres grandes ouvertes pour ne pas m'endormir au volant et là,enfin de retour à la maison impossible de m'endormir, angoisses, boules dans la gorge, remontées acides, peur d'avoir négligé ou oublié quelque chose, .... je n'ai fait que me retourner dans mon lit en pleurant toute la journée,impossible de m'arrêter...mais j'avais une autre nuit à prester!...Mon mari rentre du boulot vers 15h et voyant l'état dans lequel j'étais me lève et me conduit chez le médecin, je ne voulais pas y aller, je mettrais l'équipe dans l'embarras!!! et ça je ne le voulais pas, tant pis il fallait que je preste ma nuit! Mais conduite, presque de force par mon mari, dans un état d'épuisement important,le médecin me diagnostique incontestablement un "burn out" sévère.
Je prends donc, avec un grand regret et un énorme sentiment de culpabilité le certificat médical (de 5jours)qu'il le tendait,et téléphone au boulot pour prévenir de mon absence . Deux jours après le médecin conseil passe me voir, et me fais reprendre le boulot au bout de 3jours, donc le lendemain de sa visite.
Aujourd'hui, jour de ma reprise, je suis convoquée par ma supérieure hiérarchique (cadre intermédiaire) qui me dit que je la déçois, que je n'ai aucune conscience professionnelle, qu'à cause de moi, mes collègues ont été mis dans l'embarras et que si je m'avisais de remettre des certificats médicaux, elle me ferais passer le médecin conseil à chaque fois (c'était mon premier certificat médical au bout d'un an de travail, jamais d'absence) et que si de toute façon cela se produisait, elle n'hésiterai pas à "prendre une décision"... Pourriez-vous m'éclairer sur cette histoire svp? Ou sont passées les qualités humaines? aurais-je du revenir travailler dans un état qui aurait réellement représenté un danger pour les patients? Ma supérieure a t elle le droit de me harceler, me menacer et de me parler de cette manière? En fait je suis perdue et son speach de tout à l'heure m'a encore plus enfoncé le moral, elle ne s'est même pas souciée de savoir ce qui s'était passé cette nuit là.........
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Salut Amirouvith,
en agissant ainsi ta supérieure s'assure que tu ne prendras plus de congé maladie sauf mort ou paralysie! J'exagère un peu mais c'est bien le but, c'est une espèce de harcelement moral! qui marche bien!! Cette situation n'est pas propre à la profession d'infirmière mais la chance que nous avons, c'est que nous pouvons changer d'employeur mais est-ce que ce ne sera pas pareil autrepart. Légalement je ne sais pas ce que tu peux faire, peut-être déja te renseigner auprès de ton représentant syndical?
Les emplois différents sont par exemple les soins à domiciles, les services de policlinique, les consultations infirmières, les écoles comme professeur.
Chez nous depuis quelques années ceux qui craquent (ne culpabilise pas tu n'es pas seule dans le cas) se dirigent vers les soins à domicile car il n'y a pas d'urgence, ni de nuits en général. Cependant il y a aussi des inconvénients dans ces autres possibilités.
Courage, la hiérarchie devrait s'interroger sur les causes de Burn-out au lieu d'écraser ceux qui craquent.
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Bonjour,
Et oui, le boulot d'infirmière à l'hopital est loin de ce qu'on nous dit durant les études.
Il existe des possibilités de travail dans d'autre service alors bonne recherche et ne vous découragé pas car ces postes sont souvent, au début, des intérims.
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ben ecoute je suis ds le meme etat que toi!
je suis ds un ras le bol complet! je suis en pediatrie et la aussi on te prend pour de la merde! lezs parents qui sont super exigent et qui parfois confonde l'hopital avec un hotel!
la direction???? n'en parlons meme pas! on doit se debrouiller par ns meme qd y a des absentes !!!
c'est devenu un boulot a la chaine,une usine pour moi c'est pareil!!!
j'etais assistante logistique avant,puis j'ai fais la formation 600 ben je regrette mon temps de logisitque franchement!
courage!
bonjour, je m'appelle sandrine j'ai 28 ans et j'exerce le plus beau metier du monde: infirmière en pédiatrie
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Et bien moi qui voulais attaquer les études en cours du soir (je suis psychologue de formation qui n'a jamais trouvé de travail) ça me fait peur tout ce que vous me dites
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Pour en revenir à la situation d'Amirouvich, il est intéressant de savoir que si le médecin-conseil remet un travailleur au travail ce dernier peut retourner chez son médecin. Celui-ci confirmera le certificat sinon il perd tout crédit tant aux yeux du patient qu'envers l'employeur. Et normalement, le différent se règle entre médecins.
Le problème est que nombre de patients ne connaissent pas ce droit ce qui les déforcent.
En ce qui concernent les pressions, il est peut-être intéressant d'en discuter avoir un délégué syndical. En effet, il y a gros à parier que vous n'êtes pas la seule dans cette situation.
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Essaie le plus beau métier du monde:Voyages tous azimuts(aux frais de l'état), bien payé pour ne rien foutre, resto gratis (avec en prime plusieurs bourrage de g... aux alcools les plus fin),horaire de travail (pas obligatoire le travail)à ta convenance, impunité quasi totale de tes actes illicites, voiture de fonction avec ou sans chauffeur, possibilité de te faire batir une maison luxueuse pour une bouchée de pain, installation d'une douche somptueuse dans un cabinet attenant à ton bureau.....
En bref, deviens politicien....
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Bonsoir à toutes et à toutes et merci pour vos réponses! Ca y est, je suis actuellement en pleine recherche d'emploi, c'est décidé je veux changer d'air... Et oui, à mon avis mieux vaut rester dans la psycho, ou bien tenter de devenir politicien...mdr (j'ai vraiment ris à la lecture du post d'Icare!!, ça m'a rendu le sourire merci!)
Avec un métier en pénurie comme le nôtre, l'hôpital de Jolimont (mon employeur actuel) se permet de "descendre" son personnel au lieu de tout tenter pour le garder...
Cette nuit, une de mes collègue s'est fait griffer (à sang) aux bras et au cou par un patient opéré d'une néphrectomie souffrant de problèmes psychiatriques (ce patient était déjà hospitalisé depuis longtemps avant d'être opéré et nous craignions de ses réactions post opératoires). Lorsque mon chef de service a parlé de cette agression à la cadre intermédiaire (à qui j'ai eu à faire)pour qu'elle mette une aide ou quelque chose en place pour que cette situation ne se produise plus, celle ci lui a répondu en claquant les mains sur les cuisses " et bien on s'y attendait!!!Fallait que ça arrive!!!"---> voilà le genre de soutien ou de réponses que nous avons d'un membre de la direction! Elle n'a même pas demandé comment allait ma collègue, si nous avions eu des nouvelles... Elle a quitté l'hôpital en crise de larmes évidemment....
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ma collègue bien sur! pas la cadre!
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Que pourrais me répondre un syndicat si je lui explique mon cas? Que pourrait-il faire pour moi?
47 ans
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