Doit-on encore sanctionner?
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En tant qu'éducateur spécialisé dans le secteur de l'aide à la jeunesse, comment devons-nous nous positionner par rapport à la sanction?
Sur le terrain, la différence entre sanction et punition semble floue.
Il fut un temps où la correction/ punition était monnaie courante, laissant place à certaines formes de maltraitances.
Ensuite, est apparu le courant opposé où il était "interdit d'interdire", comme c'est toujours le cas dans certains pays. Au vu des dérives de ces "deux modes d'éducation", diamétralement différents, ne sommes nous pas confrontés à un retour en arrière pour pallier au phénomène de "l'enfant roi"?
Où en sommes-nous en terme de sanction?
Ne sanctionnons-nous pas, parfois, afin d'atteindre un confort institutionnel (mettre un enfant "difficile" dans sa chambre)?
Jusqu'où peut-on aller dans la sanction afin qu'elle reste bientraitante pour le jeune?
J'espère attirer votre attention sur ce sujet et susciter vos réactions, afin de m'éclairer dans ma pratique professionnelle.
Posté :
J'avais lu un super TFE qui par des expériences de terrain prouvait que les seules sanctions fonctionnant étaient celles de réparations ! Faut tendre vers ça à mon sens, même si pour le professionnel il est parfois difficile d'agir sur le moment, c'est quand même super important, ce qui peut aider est d'avoir un canevas très clair en matière de sanctions réparatrices pour un jeune qui déconne, et si la bêtise n'est pas clairement référencée,pouvoir discuter en équipe !!
Maintenant pour te répondre globalement,évidemment qu'il faut pouvoir sanctionner, les jeunes ont besoin d'un cadre sécuritaire essentiel à leur développement et leur socialisation parfois entachée par de mauvais exemples, très mauvaises expériences,... .
C'est amusant mais ente lisant, tu aurais bien pu être un parent se posant la même question, c'est vraiment raison de la société dans laquelle on évolue, faut essayer de s'adapter sans oublier l'essentiel pour les jeunes.
Posté :
Bonjour,
Sujet intéressant! Peut-être qu'on ne pense pas assez en terme de "sanctions constructives", c'est-à-dire pas seulement pour poser le cadre (bien évidemment nécessaire à la construction identitaire) mais aussi amener le jeune à réfléchir plus loin et même lui proposer la possibilité de "réparer" concrètement son erreur...
Bonne journée,
Hélène
39 ans