psychologues au chômage bonjour,
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Pour ce qui est de la psychologie freudienne ou de la psychanalyse, il n'y a qu'à lire le livre noir de la psychanalyse. Personnellement je préfère les approches rogériennes/humanistes, ainsi que les TCC.
Pour ce qui est de la perte de courage ou de confiance en soi, je pense qu'il faut réussir à passer outre en faisant un travail sur soi, seul(e)s ou accompagné(e)s. Car le manque de confiance en soi est un cercle vicieux. Par exemple, des études ont montré que plus les gens restent au chômage, plus ils perdent de la confiance en eux, et moins ils ont de confiance en eux, moins ils auront de chances de décrocher un job. C'est un triste cercle vicieux dans lequel il ne faut pas tomber. On devient ce qu'on pense. Si tu rumines sur le fait que tu te sens piégée, que tu ne trouveras jamais, etc, etc., tu t'auto-saboteras. Optimisme, créativité, imagination et stratégie de recherche d'emploi et je te garantis que tu finiras par trouver dans le domaine. Le problème c'est que beaucoup trop d'entre nous se découragent, baissent les bras, et changent carrément de secteur, prennent un job au hasard ou refont des études. Si vous aimez la psychologie, ne lâchez pas prise, et ne vous laissez pas abattre par le système![]()
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Ce qui est un peu dommage c'est que vous oubliez le principal du problème. Si quelqu'un doit vous engager, ce n'est pas pour vous faire plaisir et vous trouver un job... c'est parce qu'il faut apporter une certaine aide à une personne qui en a besoin...
Il en va donc de la responsabilité de cet potentiel employeur de choisir un psychologue qui sera compétent et ne fera pas plus de tort que de bien...La beauté du CV (et autres trucs de marketing) n'y changera rien.
Cela passe avant tout. Or j'en entends qui se plaignent qu'on leur reproche de ne pas avoir l'expérience. N'est-ce pas normal qu'on ne vous choisisse pas ?
Ce n'est pas tout d'écouter gentiment une personne un peu seule qui a envie d'être écoutée... ce serait irresponsable d'envoyer "au front" quelqu'un d'inexpérimenté pour travailler avec des cas un peu compliqué...
Donc tant que vous ne serez pas formés (ce qui veut dire que vous ne l'êtes pas et donc que vous n'êtes donc pas prêts) c'est peine perdue...
Reste à se former quitte à accepter qu'on n'est pas encore psychologue et donc accepter des postes moins "pointus"... Par exemple faire une spécialisation, refaire des stages (dans d'autres pays les universités accompagnent les masters au-delà pour leur apporter une formation)... voire accepter un poste d'éducateur ou assistant, etc...
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Philippe S : évidemment, nul ne peut nier le poids de l'expérience dans tous les domaines (et pas seulement la psychologie)
Je vais même plus loin, sans trembler, et je dirais que s'il y à des domaines où l'on peut se passer de l'expérience : la psychologie devrait être présente.
pourquoi ? j'ai déjà rencontré des psychologues ayant 20ans d'expérience, il travaillent toujours avec un seul modèle ( l'exemple que j'ai en tête concerne Bowen) comme si le temps s'était figé pour eux ... ils ne cherchent plus à modifier quoi que ce soit ( réfère toi à Michel Onfray , il traite bien ce sujet de psychologues paresseux)
alors dans ce cas ( loin d'être un cas isolé... je dirais même que c la norme) à quoi bon avoir une expérience de 20ans ou 40ans ? si la méthode est la même ? à moins qu'une méthodes qui contient 5 ou 6 concepts ne nécessitent 20ans d'expérience ....
Le jour où on pourra prétendre qu'avec 15ans d'expérience on "guérit" mieux .... alors là je serai d'accord.
Arrêtons les arguments chimériques, la psychologie nous distingue du "boucher sympa", ou de" la grand mère attentionnée" uniquement par notre obligation à garder les secrets et par le fait d'écouter sans râler (logique on est payés pour) . Ainsi, un psychologue sympa et empathique de nature sera, ce me semble, plus bénéfique qu'un psy brut, méprisant, distante , froid, ( et ils sont pléthore..... Freud en était un d'ailleurs, il a même dit : " les patients c'est de la racaille, ça ne sert qu'à nous faire vivre") .....
tout ça pour dire , que notre branche est une branche de merde.... au canada Le Master en Psychologie n'a plus aucune valeur ... pour être psychologue là bas (désormais) il faut un doctorat....
c'est de notre faute de l'avoir choisie , j'en conviens, mais je trouve qu'il y a lieu de faire quelque chose à un niveau plus élevé .... la plus logique serait de durcir ces études qui sont , je le répète, trop faciles.... en Hollande ils parlent de limiter l'accès à la psychologie ( la seule branche qui va bénéficier de ce système).... c'est dire combien notre métier est valorisé
une dernière remarque : je suis conscient que comme moi je suis sans emploi je manifeste plus de révolte et de rage que quelqu'un qui a un emploi. ... d'où le contraste dans nos visions
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Philippe S,
Si votre argument a du sens, il est également le problème fondamental du chômage aujourd'hui et de bien des situations fâcheuses où de jeunes diplômés s'en trouvent à travailler dans un super-marché. Pour avoir de l'expérience en psychologie, il n'y a qu'un seul et unique moyen : faire un stage. Ce stage n'est pas payé. Or, nous n'avons pas tous le loisir d'installer notre tente chez nos parents. Certains d'entre nous - et j'en fais partie - devons vivre par nos propres moyens à la fin des études, payer un loyer, manger, s'habiller, etc. Je ne vous apprends rien en vous disant que pour beaucoup de jeunes diplômés, il est impératif d'avoir un travail rapidement afin de pouvoir survivre. Ce travail trouvé rapidement, ne permet pas d'effectuer un stage non rémunéré. À cela vous allez me répondre que nous pouvons faire notre troisième cycle en psychothérapie qui inclut 600h de stage par an, et nous offrira aussi une expérience non négligeable. À nouveau, si nous devons travailler pour vivre, difficile de négocier 600h de stage auprès d'un employeur dont nous dépendons. De plus cette formation est outrageusement chère (1500-2000 euro par an) et pas accessible à tous.
Donc si nous devons raisonner en termes d'expérience de terrain, il y aura des centaines de jeunes diplômés qui auront gaspillés cinq ans de leur vie pour ne jamais travailler dans le domaine qu'ils chérissent. Si vous trouvez cet état de fait toujours aussi normal, je trouverai ça bien triste... Par contre, à défaut de pouvoir nous former sur le terrain en attendant un travail de psychologue, il est possible de lire de nombreux ouvrages sur les recherches récentes, l'évolution des paradigmes, etc. Et selon moi, cette démarche devrait être saluée par un employeur, car cela montre que si notre situation économique ne nous permet pas de faire un stage, nous nous formons malgré tout du mieux que nous pouvons.
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Bien sûr, bien sûr, mais le problème de fond de l'expérience est bien réel...
Je dis ça parce que je suis psychologue, mais aussi directeur de centre. Et quand il faut quelqu'un de formé, on n'en trouve pas facilement... .
Et il y a des domaines où ça manque même cruellement. Je pense surtout à l'autisme, savez-vous qu'il n'y a qu'une seule personne certifiée ABA en Belgique ? Et à peine une bonne dizaine sur toute la France ?
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Ce qu'il y a également, c'est qu'à votre époque, et à l'époque de nos professeurs, le secteur était très loin d'être bouché, et trouver un travail comme psychologue était beaucoup plus facile. On vous laissait la chance de vous former sur le terrain. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. On vient juste de me répondre à une candidature en m'expliquant qu'ils avaient reçu 115 candidatures pour un simple mi-temps, et que sur les 115 ils n'ont donné d'entretiens qu'à ceux qui avaient déjà une expérience dans le domaine concerné. Si on procède par cet élitisme qui devient de plus en plus la norme dans notre société actuelle, alors beaucoup de personnes prometteuses et qui seraient peut-être devenues plus compétentes par la suite, n'auront pas l'occasion de faire leurs preuves. Je trouve ça dommage, très dommage...
Je me souviens de professeurs de psycho qui n'étaient même pas au courant que le secteur était bouché aujourd'hui, et ne s'en rendaient pas compte car de leur temps on entrait facilement dans ce domaine.
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tant que la société actuelle continue à considérer l'expérience comme un gage de qualité au travail, on n'est pas sortis de l'auberge. Mais je reste persuadé que l'expérience n'est rien face au potentiel d'apprentissage d'un jeune motivé, enthousiaste et plein de nouvelles idées et d'implication... (c'est justement l'excès d'expérience qui peut permettre à un expérimenté de stagner, de prendre les choses avec lassitude détachement manque d'intérêt...)
Chers lecteurs,
combien d'entretiens avez vous réussi à décrocher ? en combien de temps ? combien en avez-vous ratés?
juste pour essayer de se situer mutuellement...
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j'ai été diplomée en 2007 j'ai mis 3 ans a faire un remplacement psy puis j'ai travaillé 4 ans comme assitante de justice mais en parallèle j'ai ouvert mon cabinet (je pense que vraiment c'est LA solution) il m'aura fallu 8 ans pour avoir mon cdi comme psychologue dans une mutuelle et meme si je me rends compte de la chance que j'ai je ne supporte plus de faire de la thérapie toute la journée je suis épuisée par cela alors je veux essayer de diversifier ma pratique
si vous avez des questions n'hésitez pas![]()
www.psychosexo.be
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jessykeutiens : vraiment moi j'ai un gros problème à l'idée de me lancer comme indépendant... j'ai l'impression que si je fais ça, ça sera avant tout pour MOI, pour m'en sortir MOI.. Or, par respect aux patients, ça doit être fait pour les aider avant tout , et non pour gagner de l'argent et quitter une condition de vie spécifique
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Bonjour, psychologue depuis 1988, je constate que via les stages de 3ème cycle beaucoup trouvent un emploi. Cela commence par des remplacements temporaires, des recommandations, tisser un réseau, cela donne une expérience et une formation qui permet de postuler utilement. Donc oui, pour ceux qui ne trouvent pas, c'est un constat. Pas de garantie 100% mais de bonnes chances. Ce ne sont pas des études en plus mais une formation par des stages supervision. Bonne chance à tous et courage.
36 ans
42 ans
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