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Avis sur la subjectivité de l'assistant social



Membre depuis le 23/04/2007
3 messages

Posté :

Bonjour

Etudiantes en deuxième année d'assistant social, nous devons réaliser un travail sur la subjectivité de l'assistant social. C'est pourquoi, j'aimerais que les assistants sociaux (s'ils le désirent, lol) répondre à deux trois questions à ce sujets.

les voici:

1. Avez vous déjà été subjectif dans le travail réalisé avec un usager (comparé à un autre)?

Si oui pourquoi? Qu'avez vous fait pour remédier à cela? Prenez vous en compte lorsque vous vous entretenez avec un usager que vous pourriez être subjectif avec lui?

Si non, expliquez pourquoi vous n'avez jamais été subjectif, quelles sont vos moyens pour lutter contre?

2. Pouvez vous me donner un exemple concret de la subjectivité de l'AS dans son travail social. (spécifiez votre secteur)

Voilà, ce sont deux trois petites questions afin de recueillir quelques témoignages afin d'avancer dans notre réflexion concernat ce sujet.

JE vous remercie d'avance et j'espère que nous aurons bcp de réponses sourire

Si ça vous gêne d'inscrire cela ici, vous pouvez m'envoyer également un mail, le lien se trouve en dessous de mon pseudo.

A bientôt

Maya



Membre depuis le 21/02/2006
407 messages

Posté :

Maya,

avant de poser ces question, avez vous bien fait le tour de la question ?
Je me demande ce que VOUS entendez par "subjectif" ? Avez vous bien défini le concept ?

vous avez un parti pris : il faut remédier à la subjectivité, il faut lutter contre. Mais depuis quand est-ce négatif ?

Etre subjectif, c'est aussi rester humain, c'est rester sensible à la détresse de l'autre, être subjectif c'est être soi-même un sujet, c'est aussi considérer l'autre dans sa subjectivité, dans son existence personnelle.

Je crains tout autant un AS 100% objectif qu'un AS 100% subjectif



bruxelles
femme

Membre depuis le 03/12/2006
42 messages

Posté :

bonjour Maya,
je suis assistante sociale dans un hôpital psychiatrique assez connu ( je ne citerai pas de nom) et je vais essayer de répondre à tes questions.
mais tout d'abord, je tiens à faire une remarque : tout être humain est subjectif, car la notion même d'objectivité est induite par notre culture... cependant comme cela à été dit plus haut...une certaine forme de subjetivité est naturelle et humaine, bien sure je suis d'une certaine mannière subjective, j'entends par là que certaines personnes attirent une certaine sympathie...d'autre moins toutefois je remplis ma fonction de la meme mannière pour chacun...c'est la seule façon pour moi de ne pas laisser ma subjectivité empiéter sur mon travail....le principal est de savoir que personne n'est jamais totalement objectif et doncetre conscient de cela aide à prendre du recul....
donc je réponds de la meme mannière aux patients qui me sont plus "sympathiques" pour cela je me répète souvent que tous sont malades et tous souffrent donc tous ont besoin d'aide ...se rappeler que l'on est d'abord un professionnel et que nos sentiments ne doivent pas et ne peuvent pas entrer en compte lorsqu'il s'agit de repondre à la demande est, pour moi, le plus sure moyen d'être juste...cela ne signifie pas être objective mais cela veut dire que je fais mon possible pour que ma subjectivité affecte mon travail le moins possible. je considère en effet qu'il n'est pas admissible de montrer ses "préférences" nous ne choisissons pas nos patients ( ou clients ou usagers selon les secteurs) lorsque j'ai entrepris mes études j'ai décidé d'offrir un soutient à ceux qui en auraient besoins...et parmis ces personnes il est évident que toutes ne me sont pas sympathiques, que toutes n'éveil pas un sentiment d'empathie spontané......pourtant je dois avouer qu'aucun patient ne me laisse indifférente car quoi qu'il arrive je me souviens que c'est avant tout un être humain que j'ai fasse à moi.........

il faut aussi précisé que je dois faire fasse à des personnes ayant commis des délits parfois très graves...comme je connais le dossier, je sais ce qui c'est passé et ....comme tout le monde( je crois) certains actes me parraissent pires que d'autres, ce qui explique une certaine subjectivité.....je ne me cherche pas d'excuses, j'essai juste d'expliquer que le métier d'assistante sociale n'est jamais facile, et cela est vrai quel que soit le secteur...


voilà j'espère avoir pu t'aider un petit peu, bonne chance pour la rédaction de ton travail et courrage pour tes examens

aurelie


Aurélina



Membre depuis le 23/04/2007
3 messages

Posté :

Aurélie et Vincent,

Je vous remercie pour vos réponses qui m'éclaire déjà...C'est vrai que quand j'ai lu vos commentaires, je me suis rendue compte que ma question n'avait pas été très bien formulé car comme vous l'avez dit tous les deux, nous sommes subjectifs en tant qu'humain. Et en fait, c'est là qu'en tant qu'humain, et assistant social, je me demandais si notre subjectivité en tant qu'humain influençait notre travail d'aide en fonction d'une personne à une autre. Comme Aurélie l'a dit, avec certaines personnes on éprouve tout de suite de la sympathie avec d'autres moins, mais en tant qu'assistant social, ayant une aide, à donner, je me demandais comment "gérer" (ce n'est peut etre pas le bon terme utilisé) notre subjectivité.

En tout cas, je vous remercie à tous les deux car vos deux interventions me font déjà avancer et je les transmettrai à mon groupe...

D'autres avis sont encore bien sûr les bienvenus pour alimenter cette réflexion...

A bientôt

Maya



Bruxelles
femme 40 ans

Membre depuis le 20/04/2007
16 messages

Posté :

Bonjour,

Je suis assistante sociale en CPAS.
Je me range à l'avis de mes collègues déjà travailleurs et oui, j'assume parfaitement ma subjectivité. C'est cette subjectivité qui me permet de rester humaine dans mon travail d'aide, de soutien, dans les objectifs que nous nous mettons, le client et moi, lors de la relation que nous construisons.
Maintenant, entre subjectivité et favoritisme, il y a un gouffre qu'il faut être capable de reconnaitre avant de tomber dedans.

Pour ma part, je pense que la structure dans laquelle je travaille me donne un cadre qui m'empêche de faire "tout ou rien" avec une personne, et, sans avoir travaillé partout, je pense que les structures de travail définissent, en général, un cadre de référence permettant d'évaluer la qualité de son travail.

Quoi qu'il en soit, je pense que notre subjectivité doit toujours être écoutée ( pas subie ni obéie) parce qu'elle nous renseigne sur qui nous sommes et comment nous travaillons.

Cela ne m'est jamais arrivé mais, là où je travaille, il est possible de transférer des clients à une autre AS quand la subjectivité de l'AS l'empeche de faire un travail correct.

Bonne chance.

Lili.


Engagez-vous, qu'ils disaient... sourire


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