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Besoin d'avis ENSEIGNANT-TITULAIRE pour mes études



Membre depuis le 10/12/2009
4 messages

Posté :

Bonjour, je suis étudiante en dernière année en sciences de l'éducation et je dois rendre un rapport de déontologie traitant d'un cas problématique s'étant déroulé dans l'enseignement. Le cas que j'ai choisi porte sur la confidentialité des conseils de classe et la solidarité entre les membres de l'équipe éducative.

Afin d'avoir une analyse complète, je dois récolter l'avis de professionnels. Pouvez-vous ainsi lire un extrait de mon cas et répondre aux 4 petites questions qui s'y rapportent ? Merci !


« Philou a échoué à ses examens de fin d'année (23% en sciences, 42% en français et 7% en math). Le conseil de classe de juin décide avec les avis et les accords, notamment, des professeurs de math, de français et de sciences, que Philou sera ajourné. Les parents de Philou décident alors de rencontrer ces 3 professeurs afin de demander leur accord pour qu'il puisse repasser ses examens en septembre. Le prof de math maintient son refus alors que les 2 autres profs émettent leur accord et annoncent que c'est le prof de math qui s'est opposé à la seconde session. »


1) Que pensez-vous de cette situation ?
2) Que pensez-vous des attitudes des professeurs ?
3) Etant vous-même professeur et/ou titulaire, avez-vous déjà vécu des situations « semblables » ? Si oui, comment avez-vous réagi ?
4) Que pensez-vous de la confidentialité et de la solidarité au sein des équipes éducatives ? Comment vivez-vous cela dans votre profession ?

Encore Merci !



Membre depuis le 10/12/2009
4 messages

Posté :

Toujours personne pour me donner quelques petits avis ? Ca me serait très utile pour affiner mon analyse et dès lors enrichir mon rapport...


Merci d'avance.



Membre depuis le 01/08/2008
269 messages

Posté :

Bonjour,

Je ne suis pas enseignante. Ta demande, cependant, me pose question. en effet, tu ne tiens nul compte dans celle-ci de la procédure de recours mise en place dans l'enseignement secondaire depuis quelques années.
De plus, il me semble que les décisions du conseil de classe sont souverraines et ne peuvent pas être changées (sauf acceptation du recours).
De plus, pour moi, ajourné veut dire repasser les examens en 2ème session.
A+



femme

Membre depuis le 15/12/2009
1 message

Posté :

Bonsoir,

je suis enseignante au degré supérieur (4,5,6R).
a) La situation n'est pas normale du tout
b) L'attitude des deux profs est à déplorer car on se doit d'être solidaires une fois la décision prise en juin. Les conseils de classe sont faits pour discuter de chaque élève en difficulté. Une décision ne se prend jamais à la légère et dans un cas comme celui-ci, soit on propose un modèle B(passage dans l'année supérieure moyennant réorientation) soit on ajourne car on estime ue l'élève a les capacités de poursuivre dans le général mais qu'il n'a pas la maturité suffisante ou la motivation suffisante pour réussir.
Revenir sur une décision mûrement réfléchie, c'est perdre toute crédibilité aux yeux des élèves et des parents.Cela risque fort d'engendrer des comportements où les examens se prépreront à la carte: "si je n'ai pas le courage d''étudier en juin, ce n'est pas un problème car on me donnera une seconde chance en septembre". C'est également injuste pour les autres élèves dans la même situation mais qui n'ont pas pu bénéficier de l'intervention de leurs parents.

c) Oui, j'ai déjà vécu cela mais il s'agissait ici d'une élève ajournée en septembre à cause de trois échecs(deux petits et un gros en math). On a voté suite au recours introduit par les parents pour la laisser passer dans l'année supérieure et elle a eu gain de cause. Le prof de math( un jeune prof motivé qui n'hésite pas à passer des heures à rattraper les élèves en difficulté sur ses temps de midi) en est sorti dégoûté, s'est senti "lâché" par ses collègues et s'est promis de ne plus perdre son temps à donner des secondes sessions si, de toute manière, on en venait à donner littéralement les modèles A aux élèves en situation d'échec.

d) La confidentialité est importante pour bien maruer la frontière entre profs et élèves et éviter la récupération d'infos à des fins de "calcul"
Quant à la solidarité entre collègues elle est pour moi primordiale. C'est la même chose Que pour un couple de parents:si on veut être crédible aux yeux des êtres(élèves ou enfants) que l'on éduque, si l'on croit réellement en nos valeurs éducatives, il faut être sur la même longueur d'ondes et ce pour le bien de nos jeunes.

Voilà, j'ai été un peu longue mais c'est un sujet qui me tient à coeur. Bon courage pour la réalisation de votre rapport.



Scharbeek

Membre depuis le 23/01/2010
8 messages

Posté :

Tout d’abord avant de répondre à vos questions, je pense que l’erreur est humaine et donc tout le monde peut se tromper et porter un éventuel jugement sans avoir peser le pour et le contre. Cela reste bien sûr mon avis….

1) Que pensez-vous de cette situation ?
Je pense que si les autres enseignants ont décidé de donner leur accord, c’est qu’à la base ils n’ont pas pris la décision au sérieux.
2) Que pensez-vous des attitudes des professeurs ?
Parmi ces enseignants, c’est sûr que certains n’ont pas été stratégiques. Et je pense qu’il ne faut pas avoir peur de changer d’avis, l’erreur est humaine. Et tout dépend de ce que contient le recours(si l’élève a traversé des difficultés durant son année)
3) Etant vous-même professeur et/ou titulaire, avez-vous déjà vécu des situations « semblables » ? Si oui, comment avez-vous réagi ?
Oui, une élève qui avait eu 2 échecs et à qui ont avait pas autorisé la deuxième session. J’ai été pour, ainsi que la direction et certains enseignants car l’élève a rencontré des problèmes terribles, mais le professeur de français était contre car l'élève était en échec chez elle.
Moi et mes collègues nous étions scandalisés par l’insensibilité de cette enseignante. Pour mieux expliciter la chose, l’élève s’est retrouvée à la rue, avec sa mère et ses sœurs. Avec l’aide du PMS, nous avons essayé de lui faire changer d’avis. Elle n’a rien voulu entendre, et ce qui me scandalise: c’est que si nous décidons de rentrer dans le corps enseignant, c’est que quelque part, nous sommes intéressés par l’évolution humaine, et nous sommes sensible face aux adolescents en difficultés…..

4) Que pensez-vous de la confidentialité et de la solidarité au sein des équipes éducatives ?
Ce que je constate, c’est que la solidarité est toujours présente, quand il s’agit de faire échouer un élève qui a eu un mauvais comportement. Même si certains ne veulent pas l’admettre, dans un conseil de classe, il y’a toujours des enseignants qui ne jugent pas les élèves pour leurs compétences mais pour autre chose… Cela dit la base d'un bon travail repose toujours sur une bonne entente et surtout sur la solidarité. Car la solidarité est la base d'un travail fructueux.
4) Comment vivez-vous cela dans votre profession ?
Je ne travaille plus dans l’enseignement.