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c'est l'angoisse

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Bonjour. Mon nom est Michel, j'ai 40 ans et un diplôme de Docteur en psychopédagogie des enfants handicapés... qui ne s'avère être qu'un petit bout de papier sans aucune valeur ! Je m'explique.

J'ai fait 5 ans d'université (licence en psycho), puis mon directeur de mémoire m'a proposé de poursuivre par une thèse. J'ai accepté. Après 6 ans (dont 4 avec une bourse suffisante pour vivre), j'ai obtenu le titre de Docteur avec la plus grande distinction ! Le rêve....

C'est ensuite que ce rêve a fait place à une triste réalité : la Belgique n'aime pas les psys... J'ai galéré, j'ai fait un peu d'enseignement (pas vraiment mon truc), j'ai pu avoir un contrat pour un an dans une école (contrat non renouvelable...), puis il y a 5 ans j'ai trouvé un poste assez "bidon" comme psy dans une ASBL, où je ne vois pas de patients, où je suis toute la journée devant mon ordi et où je suis "sensé" faire de la recherche... Le summum, c'est qu'en septembre passé j'ai reçu mon préavis sans beaucoup d'explications valables.

Donc maintenant, à 40 ans, je vais être sans travail le mois prochain si je ne trouve pas quelque chose. Et c'est l'angoisse : jusqu'à présent, je n'ai PAS UNE FOIS été convoqué pour une interview malgré que j'aie envoyé pas mal de demandes dans des secteurs assez divers...

Je pense éventuellement à m'installer comme indépendant à titre complémentaire, j'ai quelques idées et projets, mais le hic c'est toujours de trouver un emploi comme salarié, si possible au moins un mi-temps... Et là c'est vraiment la galère.

Si quelqu'un avait une petite proposition, un avis ou une suggestion, je vous en serais très reconnaissant...



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effrayant

C'est affrayant de lire ce genre de message..
Avant d'arriver à la fin j'avais l'in,tention de vous demander si vous aviez pensé à vous installer comme indépendant... Je comprends que vous souhaitiez avoir uen sécurité, cependant si celle-ci n'arrive pas, si un emploi de salarié semble si difficile à trouver, pourquoi ne pas profiter des aides aux chômeurs pour vous installer comme indépendant "complet"?



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Je vais devoir y penser...

Merci Florence, effectivement c'est effrayant...

Si je me retrouve au chômage le mois prochain, je vais effectivement devoir songer à un tel type d'aide. Pour le moment je pense que j'ai seulement le droit d'être inscrit comme demandeur d'emploi et de profiter des offres d'emploi de l'ORBEm.

Je vous tiens au courant de la suite de l'histoire...



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psy indépendante et chômeuse à 39 ans

Michel,
Après 15 années d'emploi et O mois de chômage, j'ai été licenciée, mon employeur m'a dit que son institution avait besoin d'un homme et comme il n'y a pas de syndicat.... Grâce à mon activité d'indépendante complémentaire , je peux continuer cette activité A CONDITION que celle-ci ne me rapporte pas plus de 75 euros par semaine!!! Sans cette condition, je suis rayée du chômage et je passe obligatoirement en indépendante principale. Contrairement à tous les paramédicaux, NOUS les PSYs devont payer 21 % de TVA sur nos prestations. Autrement dit, c'est invivable! Vous ne pouvez pas vous installer comme indépendant complémentaire parce que votre activité d'indépendant n'existait pas avant votre mise en chomage. La belgique encourage les gens A NE RIEN FAIRE... et à crever! J'ai acheté ma maison il y a 3 ans. L'aurais-je encore l'année prochaine? Antigone



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Licenciement

Vous avez été licenciée prace que l'on avait besoin d'un homme : pouvez-vous prouver cela ? il s'agit alors d'un abus de droit !

Je comprends votre désarroi, surtout après 15 ans.

Le système est comme il est, et j'ai également beaucoup de critiques à émettre.

La "philosophie" est que développer une activité d'indépendant est incompatbile avec le statut de chômeur, puisque vous générezd des revenus professionnels. A terme donc, vous ne pouvez plus bénéficier des allocations de chômage.

Si vous voyez un (bon) comptable/fiscaliste, il devrait pouvoir vous orienter sur la manière dont vous pouvez vous accommoder de cette limite : n'oubliez pas qu'il ne s'agit pas de revenus, mais de bénéfice brut annuel !



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dur dur...

Dur dur d'être psy en Belgique...

Moi je suis sortie en 2008 (clinique enfants-adolescents) et j'ai obtenu l'Aggrégation en 2000... Nous voici en 2006 et toujours pas d'emploi en tant que psy et ce n'est pas faute de ne pas chercher!
Actuellement, je suis employée dans une asbl où j'ai un salaire niveau A2... Et pour exercer en tant que psy, je me suis installée en tant que psy indépendante à titre complémentaire... ce "caprice" me coûte plus que ce qu'il me rapporte mais au moins je fais ce que j'aime...
C'est dommage d'en arriver là...

Bonne chance à tous!

Nathalie



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ce n'est vraiment pas encourageant

La situation actuelle est véritablement scandaleuse! Je lis vos msg, et franchement, l'espoir que j'ai dimine au fil des mots!

Je suis sortie en septembre de psycho, j'ai obtenu ma licence avec grande distinction et ai gardé de très bon contact avec mon maitre de stage... toujours est-il que ce n'est pas elle qui décide de m'engager ou pas...

Je suis neuropsychologue pour être exacte, et la situation n'est pas différente dans ce domaine, considérés comme des inutiles facilement remplacables par logo ou ergo, nous n'avons aucune place dans certaines structures telles maisons de repos... est ce vraiment normal? Le domaine de la santé est géré par des personnes qui sont certes tributaires des impératifs financiers, mais aussi coincées dans des conception passéîstes des différentes professions...

Le pire, c'est que le fait d'avoir bien réussi mes études m'empeche d'être reprise ailleurs... les autres employeurs ne me voient pas rester assez longtemps dans leur entreprise... entre surqualification et manque de motivation (parait-il), il m'est impossible de trouver un job... sans compter les employeurs qui vous disent que c'est un handicap d'être une femme de 26 ans, car je vais vouloir avoir des bébés dans les années à venir!!

La situation est vraiment désespérante, chaque année une floppée de psy, npsy et autre arrivent sur le marché... comment faire? PERSEVERER...

Ca ne fait "que" 4 mois que je cherche, j'ai encore un peu d'espoir...

Bon courage à tous!



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dur dur d'être psy

Frédérique, l'hopital de Lobbes cherche une neuropsy. Fonce : directeur Mr Graux. Moi j'ai pas de chance je suis trop vieille à 39 ans mon diplôme de 1996 ne vaut plus rien j'ai fait de la gérontologie à MArie HApos en 1989 et j'espérais travailler pour les pers âgées. Aujourd'hui, c'est trop tard... Depuis deux jours, je me dis que je vais m'accrocher pour mon job d'indépendante ainsi je serai peut-etre récompensée dans...20 ans. Si ca permet de me payer ma pension??!! Parce que à ça non plus, on n'aura plus droit. Désolée d'être négative mais ...je me soigne. Cela dit, j'ai réussi à trouver un mi-temps : 3 soirées semaine pour ...560E brut, le directeur me payait comme éduc, plan maribel mais je peux vous dire qu'il avait jeter toutes les candidatures d'éducs en ayant l'intention de se "payer" un psy expérimenté au prix le plus bas. Vol manifeste, c'est encore nous qui payons! Ca m'a tellement dégoûté que je lui ai dis qu'il était bien content de s'offrir les service d'un psy à moindre frais et que ça ne m'interessait pas!
Bises à toutes et à tous. Inscrivez-vous à la fédération car les néérlandophones sont aussi entrain de nous bouffer. Je suis allé à la réunion et on y parle majoritairement néérlandais!!! De nouveau révolte de ma part. ...Enfin... Antigone!



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Ca n'est vraiment pas facile

Antigone,

Je pense sincèrement que les recruteurs premièrement ne donnent pas les vraies raisons de leurs refus (personne à placer, "gueule du client" et autres) et que deuxièmement, ne connaissent pas les fonctions des acteurs de la santé... comment recruter un neuropsychologue lorsque l'on travaille comme recruteur... cela me semble abberant!! Mon ancienne maitre de stage se bat pour faire partie d'un jury d'entretien pour un futur plus ou moins éloigné dnas le but de l'engagment d'un npsy!!! Cela ne parait pas logique aux dirigeants!!

Le monde de la santé n'est pas dirigé vers le patient, il sert principalement à donner du travail à certaines personnes et à fournir des soins palliatifs...

Imagine que j'ai pu entendre de la bouche d'une directrice de maison de repos qu'ils n'avaietn pas besoin de nspy dans la structure car les personnes qui rentrent chez elle ont déjà "leur" diagnostic... en gros, "tant pis pour eux, qu'ils restent avec leur démence, on ne sait quand meme rien faire"... comment se battre face à ces idées recues...

Qui connait vraiment les compétences et les capacités des npsy...

C vraiment désespérant, je suis d'accord... eccroche toi, il suffit d'une fois!!!



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Mince tuyau

Je l'ai su par une annonce de novembre 2005 qui demandait un psy à Jolimont. J'ai été convoquée et j'ai appris par la consultante qu'il y avait une place là-bas mais c'était début janvier. Lors de cet entretien, rien ne lui a convenu : je me suis installée indépendante complémentaire à 30ans alors que je venais d'obtenir mon diplôme, avant j'avais fait éduc pendant deux ans après des études à Marie Haps en psycho clinique. Pendant ma licence j'avais choisi des SSM rigoureux pour oser me lancer. Ca m'a été critiqué : vous vous êtes installée sans être psychothérapeute? Excusez-moi du peu mais en 1996, le titre de psychologue venait à peine d'être reconnu. Ensuite, elle a remarqué que je n'avais pas de spécialisation , de 3° cycle! J'ai fais une psychanalyse deux fois semaine pendant cinq ans mais elle n'y a accordé aucune importance. et puis mon privé, qu'est-ce que ça vaut? Je peux raconter ce que je veux : 1, 5, 10, 20 consult semaine comment prouver son expérience dans ce cas? Le plus beau est que je postulais pour ma "petite" ville et elle m'a dit qu'elle ne concevait pas du tout qu'un psy croise ses clients au supermarché! Mais si je postule ailleurs que dans ma ville, c'est trop loin et on engage des gens de là-bas. Bref, ... J'ai travaillé dans le secteur du handicap pendant plus de dix ans et aujourd'hui j'ai du regret car mon CV me coince à ce niveau. Je suis dégoûtée du secteur handicap, les institutions dans lesquelles j'ai travaille sont dirigées par des démagogques omnipotents qui jalousent votre salaire (deux directeurs ont bavé devant ma fiche de salaire) Les employeurs ont l'embarras du choix. Pourtant, moi j'étais -naïvement peut-être- fière d'avoir eu le cran de m'installer; je sais que j'ai fait des erreurs et j'en fais encore mais au moins, c'est en mon nom et en dépit de ma réputation et je n'ai pas à me cacher derrière le nom d'une institution! Cela étant dit, consulter en privé reste ma priorité, je n'y gagne peut-être rien financièrement mais j'y gagne l'estime de moi-même. Antigone


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