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choix d'une école d'éduc spécialisé



Barvaux
femme 42 ans

Membre depuis le 03/08/2007
9 messages

Posté :

Bonjour,

je compte commencer des études en éduc spécialisé, en cours du soir. Je me suis informée sur deux écoles de la région liégeoise: CPSE : centre de promotion sociale pour éducateur et EPl: enseignement de la Province de Liege. Elles proposent toutes les deux un régendat à horaire décalé.

Est ce que quelqu'un pourrait me renseigner quant à la qualité des cours donné, sur la méthodologie d 'enseignement...La possibilité de faire un stage... au suivi des étudiants...

Merci d'avance pour les réponses;

Rebekka


rebekka



Membre depuis le 26/02/2006
288 messages

Posté :

Connaissant les deux établissements je peux te dire les avantages et les inconvénients des deux. Petites précisions il s'agit d'un graduat et non d'un régendat.
Grivegnée : Bon encadrement psychologique et bon suivi des stages mais des bases théoriques trop légères.Le Cpse a la réputation de faire de la thérapie en classe ce qui est assez déplacé.

Ipeps : Trop peu d'heure de stage, AUCUN suivi du professeur responsable des stages, bonnes bases théoriques et exigeances importantes pour le mémoire. Beaucoups d'enseignants de cette école donne également cours à Léon ELi Troclet et ce sont d'excellents enseignants.

Sinon les deux écoles présentent une bonne ambiance.



Barvaux
femme 42 ans

Membre depuis le 03/08/2007
9 messages

Posté :

Ok merci,

si je comprends, le choix ne semble pas très prometteur.

A vrai dire j'accorde de l'importance au contenu théorique (et pas de psychothérapie sinon ils vont avoir du fil à retordre avec moi!!) et aux profs ainsi qu'à la possibilité de faire de bons stages!!

De toute manière, je me rendrais sur place,fin de ce mois, pour mieux me rendre compte.

Si d'autres avis, n'hésitez pas à me le faire savoir.

Rebekka


rebekka



Liège
femme

Membre depuis le 20/02/2006
1234 messages

Posté :

Un peu sévère, le jugement sur le CPSE.

D'abord, il est tout à fait exact, que le suivi des stages est très interressant, ne serait ce que via la pratique professionnelle individuelle,

Quand au coté « therapeutique » .... : Les cours sont souvent une possibilité de confronter son expérience de stage .
Etre confronté à des détresses humaines importantes pour la première fois(enfants maltraités, personnes handicapées, droguées) peut amener un certain questionnement sur soi qui peut-être partagé en groupe et/ou est d'ailleurs le plus souvent renvoyés en pratique professionnelle individuelle.
La force d'une formation de promotion sociale est quand même là, du coté des stages, de la pratique, par rapport aux formations de plein exercice (temps plein).
Il est important , surtout pour un éducateurs, de travailler l'esprit critique, sa propre capacité à prendre du recul et sa capacité à gérer ses émotions. Mais de là à parler de thérapie, je ne crois pas que ce soit exacte. Ce n'est pas l'endroit et les profs en sont parfaitement conscient.
Peut-être, il y a-t-il certains dérapages, des personnes qui ont plus difficiles avec ce qu'elles vivent et qu'ils faut recadrer après leur avoir laissé un certain espace de paroles ?
Certains ont-ils eu une mauvaise expérience ?
Personne ne sort vraiment indemme d'un travail social bien pratiqué (je veux dire par là, que beaucoup d'éducs, de travailleurs sociaux sont très touchés de ce qui vivent émotionnellement dans leur pratique au quotidien).

L'important est à aussi, il est vrai, coté d'un savoir théorique de développer

Pour avoir suivi des formations universitaires, je sais que la plupart des cours théoriques donnés là, sont vraiment très bien développés et le bagage qui est celui des étudiants du CPSE , lors de réunion multipluridisciplinaire est tout à fait valable.

Même si comme pour beaucoup de formation pour adulte, c'est souvent l'élève qui fait "aussi" la « qualité » de son parcours (à lui de se motiver ou non pour telle approche)

Enfin, beaucoup d'étudiants gradués A1 du CPSE ont poursuivi, via des passerelles, différentes filières universitaires et ce, avec succès (sociologie, psycho, orthopédagogie, FOPA, FOPES, ect)





Psychomotricité, Autisme et Psychose chez l'enfant.
Soins précoces et prévention. Quelle pratique pour le psychomotricien ?
Liège, le 26 Avril 2013
www.airelibreasbl.be



Barvaux
femme 42 ans

Membre depuis le 03/08/2007
9 messages

Posté :

merci à françoise D pour son témoignage.

En effet, quand on parle de ces émotions, on ne s'en sort pas toujours indemne...

Si je peux savoir, quelle formation as -tu suivie? Tu as fais l'unif c'est ça? Dans quel domaine t'es tu spécialisé? C 'est très important pour moi en ce moment. Si je sais ce que je veux faire (travailler avec des personnes handicapées) je ne sais pas par quel chemin Passer...

merci

rebekka


rebekka



Liège
femme

Membre depuis le 20/02/2006
1234 messages

Posté :

Bonjour,


Je suis à la base éducatrice A1.

Mais j’ai eu la chance d’avoir comme analyste un professeur de psychologie clinique et de test projectif de l’Ulg et de l’UCL, qui m’a proposé de suivre ses cours. Persuadé que plus les connaissances sont accessibles au plus grand nombre, mieux ce sera pour les patients.

J’ai donc suivi ses cours, me suis inscrite dans une école analytique et ai suivi en élève libre, à peu près tous les autres cours de Louvain, option clinique analytique.

Dans la foulée, j’ai aussi suivi le graduat en psychomotricité, fait des stages d’écoute analytique, un module en science de la famille et de la sexualité. Pour poursuivre par une candi unique en psycho.
Peut-être terminerais-je la psycho si j’en trouve le temps.
Actuellement, j’ai un peu plus de dix ans de fréquentation d’ écoles analytiques, je travaille en partie comme psychothérapeute et je me fait superviser par une équipe de l’UCL spécialisée dans ce type de boulot.

J’aime beaucoup d’avoir fait ces études d’éducateur (elles m’ont ouvert un tas de portes et m’ont donnés de très bonnes bases) et j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir poursuivre dans un domaine qui me plait.

Personnellement, je suis très interpellée par la psychiatrie adulte et je trouve assez terrible le manque de moyens déployés par manque essentiellement budgétaire puisque les professionnels motivés existent et sont là. Mon parcours m’a appris, je crois, qu’il est important pour un travailleur social (quelque soit le milieu qui l’intéresse : handicap, petite enfance, soins palliatifs, ect) d’être attiré par le métier et le milieu qu’il veut côtoyer, ce dans le respect des équipes pluridisciplinaires. Si on est motivé par le travail à faire, que l’on sait se remettre en question et que l’on a un désir d’apprendre dans un souci de meilleur efficacité, c’est une très bonne base pour de futurs bénéficiaires.

Il y a beaucoup de pistes de travail possible.


Psychomotricité, Autisme et Psychose chez l'enfant.
Soins précoces et prévention. Quelle pratique pour le psychomotricien ?
Liège, le 26 Avril 2013
www.airelibreasbl.be


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