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Coup de coeur au métier, Coup de gueule au futur...

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femme

Membre depuis le 11/07/2006
116 messages

Posté :

Bonjour à tous,

je suis étudiante pour devenir éducatrice spécialisée. Je me suis jetée tête baissée dans ces études en voulant faire le bien autour de moi, pouvoir apporter un sourire aux personnes en difficulté, les aider à avoir une vie meilleure, était ma raison de vivre.

J'ai trouvé une formidable école qui m’apprend les bases de ce métier, qui motivent les élèves, où les professeurs sont tous motivés.

En première année, j'ai appris que le salaire étais assez bas, bon, ok, pas grave vu que en rendant les autres heureux, je serai moi même épanouie.
Plus tard, j'entends "il faut se battre pour son métier, vous avez le devoir de vous faire respecter". Là, je me dis, ils disent tous ça, puis si il faut vraiment, il y aura toujours bien quelqu'un pour le faire.
Puis je fais mes stages, je continue, sereine, dans ces études que j'adore et qui m'aident à m'épanouir jour après jour. Je prends de plus en plus goût à ce métier, et j'acquière une certaine maturité tant au niveau personnel que professionnel.

Mais toutes ces belles choses ont fini par tomber petit à petit, fin de cette année, comme un rocher qui menace de tomber, perd d'abord quelques petites pierres.

J'ai peur de ce si beau métier, j'ai peur de l'avenir, peur de ce futur prometteur de rien du tout finalement...

Pourquoi cette peur? La maturité acquise m'a permis de me poser des questions sur mon avenir. En effet, quel est l'avenir des étudiants éducateurs? J'ai repensé à ce que nous avaient dit les professeurs, leurs mots ont pris, tout a coup un certain sens, un sens noir et grave à mes yeux.

Alors, j'ai décidé d'entreprendre des recherche pour, après mon graduat (histoire d'avoir un premier diplôme), partir vers un autre futur, de faire peut être une passerelle, ou d'autres formations. Au fil de mes recherche, j'ai pu obtenir des contacts dont un téléphonique qui m'a bouleversée, qui à fait que le rocher plein d'espoir et de rêves à fini par laisser tomber de grosses pierres.

Ce coup de téléphone, je l'ai passé à la communauté française où mon interlocuteur m'a dit "vous savez mademoiselle, tous les jours, j'ai des éducateurs qui me demandent ce qu'ils peuvent faire avec leur diplôme, mais il n'y a pas vraiment d'avenir pour eux!" BOUM, même pas arrivée à la fin de mes études, j'ai compris que je n'avais pas d'avenir!

Bien sûr, la solution de facilité serait de changer totalement d'orientation, de faire des études moins humaines car dans le social, c'est bel et bien fini! Combien d'AS, d'éduc, de proff, ou autres sont au chômage et n'attendent qu'une place???

Sans parler de la reconnaissance du métier qui est je ne sais où mais qui ferait bien de pointer le bout de son nez !
Quand vous parlez à des éducateurs qui ont la chance d'avoir trouvé une place, demandez leur qui sont leur collègues? "Pas de diplôme" " thérapeute de formation" "psychologue" et j'en passe... Je ne leur en veux pas, tant mieux pour eux si ils ont un travail. Mais, ira-t-on demander à un maçon de devenir pâtissier du jour au lendemain en lui disant que, parce qu’il sais construire une maison, il arrivera sans problème à faire une pièce montée ???

Il suffit de lire le forum dédié à ce métier sur ce site même pour voir comment nous sommes considérés. Et chacun, attends, dans son coin, que tout cela bouge, un croyant qu'un politique pensera à nous, un jour, peut-être...

STOP, qui est le mieux placé pour se battre? Pas un politique qui n'y connaît rien, pas une petite étudiante sans expérience, pas un professionnel, seul. C'est ENSEMBLE qu'il faut se bouger pour que notre si beau métier soit reconnu, pour que l'on soit respecté pour notre rôle important dans la société.

Là haut, ils ne pensent plus qu'a l'argent, ils veulent rentabiliser, couvrir leurs dettes,... Mais pour que la société soit mieux dans sa peau, elle à besoin de nous!

Je sais que je suis partie un peu dans tous les sens pour exprimer ma colère, je ne sais pas si ce message touchera quelqu'un, mais j'espère qu'il passera.

Mon voeux est de pouvoir, un jour, voir naître la reconnaissance de notre travail. Je n'ai pas perdu les rêves d'un monde meilleur, ils sont juste enfuis sous un gros tas de pierre.
Seule, je n'y arriverai pas, je ne suis qu'une étudiante, je ne sais pas comment m’y prendre, mais vous professionnels, ou autres étudiants, réagissez, et peut-être, ENSEMBLE (car c'est cela le social) arriverons-nous à nous battre...

J'espère obtenir des réaction à ce message, mais surtout, je vous remercie de m'avoir lue jusqu'au bout...


Choupi



Waremme

Membre depuis le 22/06/2006
282 messages

Posté :

Le problème est qu'il n' y a pas assez de place sur le marché de l'emploi pour tout le monde. Evidemment, certains vont rester sur le carreau et aller droit au chômage. Pour ma part, je te conseille après tes études d'éducatrice de t'orienter vers un autre secteur plus porteur comme le paramédical (infirmière) ou le tertiaire(comptabilité).
Tu as la possibilité de changer de métier par les cours de promotion sociale qui sont organisés en soirée ou en journée, cela dépend de chaque établissement.

A+


"Si l'on refuse de vous recevoir et d'écouter vos paroles, quittez cette maison ou cette ville en secouant la poussière de vos pieds."



femme

Membre depuis le 11/07/2006
116 messages

Posté :

Merci pour le conseil,

Le message que je voulais surtout faire passer avec ce long texte était surtout de trouver de gens qui comme moi, veulent se battre afin de faire reconnaitre et revaloriser notre métier...

Maintenant, j'ai tout de même une réflexion par rapport à ce conseil.
Ces deux secteurs ne m'intéressent vraiment pas pour plusieurs raisons.
Je suis en conflit avec les piqûres (lol) et la vue du sang, donc le paramédical, pas pour moi.
Et la compta ne m'attire vraiment pas du tout.

Ce qui m'intéresse, c'est le contact humain, l'aide aux autres, le social, donc le secteur bouché malheureusement.

Faudrait-il que je recommence des études qui ne m'intéresse pas afin de gagner ma vie et déprimer car je n'aime pas mon job. Ou continuer dans ma voie, prendre un risque certain tout en sachant (espérant) qu'il m'aidera certainement un jour à trouver une place dans ma branche? Question qui me torture mais à l'aquelle j'ai peut être trouvé deux solutions (orthopédagogie ou tenter d'ouvrir mon centre).


Choupi



Waremme

Membre depuis le 22/06/2006
282 messages

Posté :

Très bonne idée mais il faut avoir énormément d'argent et beaucoup de garanties pour les banques. Et pour les subsides de la région wallonne, je ne sais pas trop. Bonnes chances dans ton projet.

"Si l'on refuse de vous recevoir et d'écouter vos paroles, quittez cette maison ou cette ville en secouant la poussière de vos pieds."



femme

Membre depuis le 11/07/2006
116 messages

Posté :

Le projet n'est juste qu'au stade d'idée en effet, car je ne sais pas trop par où commencer, d'autant plus que je suis toujours aux études...

J'ai posté un message dans "création d'une association" en espérant pouvoir trouver de l'aide.

En tous cas, merci de m'avoir répondu et d'avoir voulu m'aider.


Choupi



namur

Membre depuis le 26/08/2006
18 messages

Posté :

Salut Jessica,
Je réagis à ton coup de gueule par un coup de blues.. He oui, Je travaille depuis 30 ans comme EDUCATRICE, et je ne crois pas que cette profession est ingrate...D'abord sache que le salaire est très correct.
Je suis A2 futur A1 dans un an ( il n'est jamais trop tard pour suivre une formation) mais pour celà il faut-être motivée...Je suis sûre que si tu trouves une institution ou tu peux donner ce que tu as, tu réagirais autrement.
Sache que je me lève chaque matin en ayant la pêche à l'idée de retrouver mes gars.
Dans le métier d'éducateur tu peux t'orienter vers les écoles, les communes pour les éducs de rue, dans les hôpitaux, tu peux faire un an de c.a.p et donner cours etc....qu'on ne vienne pas me dire qu'il n'y a pas de débouchés, ni d'avenir. Bon courage et un bon conseil continue, c'est le plus beau métier du monde.
Un dinosaure de la profession



femme

Membre depuis le 11/07/2006
116 messages

Posté :

Salut mfourir,

je suis d'accord avec toi, ce n'est pas un métier ingrat bien que sous payé par rapport au travail fourni il me semble. D'accord aussi au niveau des nombreuses facettes du métier. Mais tout est plein!
ET la réponse est un peu dans ton message dans le sens où tu as 30 ans de carrière derrière toi, tu as eu la chance d'acccèder aux débuts du métier, quand il y avait encore de la place, et salaire correct grâce à l'ancienneté non (sans vouloir être indiscrète bien sûr)?

J'ai surtout envoyer ce message parce que j'ai très peur du futur en fait, pas au niveau salaire, mais pour trouver un job. Je sais que c'est le plus beau métier du monde, à condition de l'exercer! JE n'attends qu'une chose, pouvoir le faire!
Mais quand quelqu'un te dis "y a pas d'avenir, je reçois des dizaines de personnes par jour qui me demandent que faire avec ce diplôme", y a de quoi paniquer!

Puis surtout, se battre pour une reconnaissance du métier n'est pas négatif je pense. si?

Merci pour ton encouragement! Je compte bien continuer dans la profession, quoi qu'il arrive et devenir, comme tu le dis si bien, un dinosaure de la profession!


Choupi



femme

Membre depuis le 11/07/2006
116 messages

Posté :

Parce que je n'ai pas envie que ce message tombe dans l'oubli...

N'ayez pas peur de répondre, de vous défouler, pour autant que ça ait un rapport avec le sujet de base.

A bon entendeur...


Choupi



Membre depuis le 26/02/2006
288 messages

Posté :

Salut jessica,

Je partage tout à fait l'opinion de mfouir. Il ne faut pas désespérer. Je suis sorti de l'école il y a trois ans, diplomée en juin, j'ai trouvé un emploi au mois d'octobre. Devine la formation de mes trois collègues? Ils sont tous éducateurs spécialisés.
Au niveau du salaire, j'ai commencé avec 1250 Euros net. En sachant que je fais des horaires de jour, il me semble que c pas mal. Si tu es motivée tu ne retireras que du bonheur de ton métier car c'est le plus beau du monde.
Sache que les choses commencent à bouger au niveau reconnaissance. Dans beaucoup d'institution, on demande maintenant un certain pourcentage d'éducateur de formation.

Maintenant, il est vrai qu'il y a des institutions qui sous-payent, engagent n'importe qui, ne mettent aucun projet pédagogique en place et imposent des conditions de travaille abérantes... mais je pense que cela existe dans tous les secteurs, a toi d'ouvrir l'oeil.

Bon courage, tu vas y arriver.



Membre depuis le 20/02/2006
78 messages

Posté :

Bonjour, je suis touchée par ce message car moi aussi j'ai eu peur à la fin de mes études, c'est vrai qu'on apprend plein de chose à l'école mais il y a aussi les choses qu'on préfèrerait ne pas entendre comme : "il n'y a pas de débauché", "bonjour chômage".

Une personne qui veut travailler et arriver à ces fins doit persévérer et prendre l'expérience qui vient, même si cela ne correspond pas à ces attentes.

Perso j'ai commencé comme aide soignante pendant 10 mois pour ensuite obtenir un remplacement d'éduc en mr pour 6 mois (congés maternités).
Je suis toujours sur ce remplacement à ce jour et j'ai appris que je convenais mieux que la personne que je remplace.
Mais cette personne a un cdi et même si je suis mieux je n'aurais pas son travail même si je l'adore.

Le problème dans ce métier c'est que notre avenir ne dépend pas forcément de notre talent mais de la politique et de l'argent.

Il faut persévérer, pas baisser les bras et vouloir travailler, avoir des projets.

Christelle


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