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La criminologie, ce n'est pas "les experts"

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Je voudrais simplement profiter de l'endroit pour expliquer aux jeunes qui voudraient se lancer dans des études de criminologie, que la fonction dont on parle ici n'est pas du tout celle décrite dans les séries américaines. En fait, cette formation en tant que discipline "autonome" n'est dispensée qu'en Belgique et au Canada - Normal donc que ce sur quoi se basent les producteurs américains ne corresponde pas vraiment à ce qui se fait chez nous.

Ces séries vous parlent de techniciens qui se présentent sur le scène de crime. Chez nous, ce sont des médecins légistes - (7 ans de médecine + spécialisation,...). Les gens qui travaillent dans les laboratoires sont...des laborantins (pharmaciens, biologistes, chimistes,...).

Jamais on ne va engager un criminologue sorti de l'université pour aller analyser le corps d'un mort ou les douilles retrouvées sur place.

Par contre, ce qui est vrai, c'est que l'objectif de la formation est l'étude du délinquant, du délit et des conditions qui ont amené le premier à commettre le second. Donc, des cours sont donnés pour comprendre par exemple un rapport de balisitique, ou de médecine légale. Mais ces disciplines sont très minimes par rapport à l'ensemble des cours (de la psychologie, du droit prénal, de la procédure pénale, de la sociologie,...)

Il faudrait donc mettre un peu d'ordre dans tout ce qui se dit. Parce que les criminologues ne travaillent pas tous pour la police, mais bien souvent avec des mineurs délinquants, avec des toxicomanes, des détenus, dans des services de médiations, avec des victimes,... Rarement avec des morts. Et si c'est quand même le cas, il y a fort à parier que ce sont des criminologues qui ont, après leurs études, décidé d'entrer à la police (ce que tout le monde peut faire à 18 ans, en sachant que par cette façon de faire, vous êtes payés pendant votre formation, et que vous évitez de passer un minimum de 4 années pour "revenir à la case de départ" par après...).

Je ne voudrais surtout pas démotiver les candidats. Je suis moi-même criminologue, mais je pense qu'il vaut mieux décider ce qu'on veut faire de sa vie en toute connaissance de cause et en ayant toutes les cartes en main. Pour éviter de se retrouver en 2ème licence (master) et se dire qu'en fin de compte, "la criminologie, c'est nul", ou "on n'a rien appris","on ne trouvera jamais le boulot de nos rêves", ou encore ...... " c'était mieux à la télévision" !



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OK

Pas de problème,

Peux-tu me donner ton adresse mail ou un numéro de tél?



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Tjs la meme

Oui alors je te file mon mail, c'est: cecile.d1984@hotmail.fr

Voilà à bientot!



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Oui

Oui, si tu veux. Sinon, de nombreuses occasions permettent d'approcher les études mais également la profession (dans le cadre de journées "découverte Université", rencontres avec les professionnels du secteur...).

Si tu es toujours aux études secondaires, renseigne-toi dans ton école.



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Encore moi!

Alors en fait moi je suis étudiante en 2ème année de Psychologie, j'attends d'avoir ma licence puis j'envisage de partir (probablement) à l'université de Montréal pour me spécialiser en criminologie.
Le soucis c'est que dans mon université, ils n'organisent pas de rencontres... en toutcas pas avec des criminologues.

Donc si tu veux bien m'aider, me conseiller... n'hésites pas à me répondre, et puis on s'échnageras nos mails, ca sera p etre plus simple pour communiquer!

A bientôt!



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La criminologie, ce n'est pas "les experts"

Bonjour David,

Je viens de lire ton message, et j'ai vu que tu étais criminologue, je voudrais donc savoir si tu serais d'accord pour qu'on prenne contact car je souhaiterai d'ici quelques années devenir moi meme criminologue... je pense que ton expérience tant au plan formation que profesionnelle pourrait m'aider et me donner (enfin) une réelle vision de ce métier!

Merci d'avance.



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Merci

Bonjour Florence,

Merci bcp de nous donner ton avis sur la profession, je pense qu'il est nécessaire de savoir aussi les cotés négatifs, et les portes qui nous sont fermées!

Merci donc pour ce témoignage, si jamais tu es d'accord, j'ai noté un peu plus haut mon mail, on pourrait prendre contact toutes les deux pour en parler plus profondement...

A bientot peut être!



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Pas d'emploi

Bonjour,

je voulais juste dire à tous ceux qui comptent s'engager dans des études en criminologie de faire bien attention à ce qu'ils font. Je suis moi meme sortie des études cette année et je me retrouve comme la plupart SANS EMPLOI. Alors, faites assistant social, éducateur, ou autre mais surement pas ces études, qui m'ont apporté bien du plaisir sur le moment ( il faut le reconnaitre, c'est génial!) mais bien de la galère maintenant. Ne revez pas non plus pr une carrière dans la Police: les 3/4 des licenciés se font jeter aux examens d'officier et cadre moyen pour manque d'expérience. Alors ne perdez plus votre temps, c'est un bon conseil. Désolée pour avoir surement brisé les illusions de certains idéalistes. Encore une chose: le secteur de l'Aide à la jeunesse nous est complètement fermé, en raison d'un décret accordant toutes les places aux assistants sociaux.



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La crimino une licence de complement

La licence de crimino à elle seule n'est pas suffisante, vous devez l'avoir en complement d'une autre licence, d'un graduat ou dautres formations...seule elle vous ouvrira juste les portes de niveau A sans conditions specifiques..pour le reste il faut completer cette formation, vous battre ou vous faire pistonner sourire)



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Faux

RE,

Si vous le souhaitez, je veux bien en dicsuter avec vous. Parce que j'estime que ce que dit Florence est totalement faux. Tout d'abord, s'il y a bien un secteur ouvert aux criminologues, c'est bien celui de l'aide à la jeunesse. Non, il n'y a pas que des A.S. qui y sont engagés (et j'en suis une des nombreuses preuves). Il y a même des quotas à respecter dans lesecteur (autant d'ETP licencié, autant de gradués,...).

Je trouve quand même incroyable que des gens qui sont sortis il y a 6 mois de cela se permettent de dire "ON ne trouve pas de boulot", "ON n'est pas reconnus", "ON se fait jeter des examens d'officier",... Heureusement qu'il n'y a qu'un quart des licenciés qui le réussissent cet examen. Sinon, je ne vois pas vraiment ce qu'on va faire avec autant d'officiers dans ce pays sourire. Quand on pense qu'en France, ils estiment qu'il faut en moyenne 8 ans pour qu'un jeune sorti des études trouve un emploi stable... Ici, les gens se plaignent de ne pas avoir trouvé en 6 mois!

C'est vrai que ces études ne se sont pas encore faites une identité propre. Mais ce n'est pas avec le marketing pourri qu'en font certains frustrés que cela risque d'arriver. C'est fini le temps où à la sortie, les employeurs viennent vous chercher. Regardez autour de vous : le licencié en droit, s'il ne fait pas son barreau, n'est pas nécessairement plus avantagé dans ses recherches d'emploi. Le psychologue a des opportunités, mais ils doivent se battre également, prendre une place réservée aux gradués ou compléter un temps partiel par un statut d'indépendant. Je ne vous parle même pas des sociologues (voyez-vous souvent des annonces demandant des sociologues???).

Bref, arrêtons de rire. Ce n'est pas parce que les études sont terminées que la société nous doit quelque chose et que le statut d'universitaire ouvre automatiquement plus de portes. Ca, c'est ce que nos parents nous disaient, mais les temps ont changé. Il faut se battre pour ouver un emploi, mais c'est le cas pour la plupart des formations.

Cécile, je vais te contacter par mail comme prévu. Florence, dans quel secteur as-tu postulé? Combien de fois? Qu'est-ce qui t'intéresserait?

Voilà. Voilà. J'attends vos coms, comme disent les plus jeunes !

David


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