Psychologue sans emploi, mobilisons nous
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Merci pour vos messages, même s'ils sont plutôt pessimistes.
Je ne sais vraiment pas ce qu'il est possible de faire pour que la situation actuelle change et je suis à la fois révoltée et déçue.
J'aimerais agir, mais que faire???
Pour trouver un emploi, j'accumule les formations et les bénévolats. Cela fait deux ans et quelques mois que j'ai fini mes études et je ne pense pas être la seule dans ce cas.
Le plus incroyable, en dehors du fait qu'il n'y ait pas assez d'emplois pour tout le monde, c'est que même pour effectuer un stage, il n'y a pas assez de places.
Comment avoir de l'expérience alors? En espérant trouver un bénévolat qui soit formatif.. ! Pas toujours facile à trouver..
On en viendrait presqu'à vouloir travailler gratuitement seul de son côté! Je trouve cela ridicule alors que tant de personnes ont besoin d'aide.
C'est donc dommage que personne se mobilise et pas que pour notre profession, c'est aussi aux gens qui ont besoin de nous auxquels il faut penser.
Voila mon opinion. N'hésitez pas à réagir. Merci.
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@Vivimind
Ce qui est un fait de plus en plus avéré, c'est qu'il y a beaucoup plus de diplômés en psycho que de postes disponibles. Dans d'autres secteur, c'est le contraire. Soit.
Que faudrait-il faire ? et qui ?
Soit informer mieux les jeunes sur la réalité du secteur avant qu'ils choissisent une orientation.
SOit créer davantage d'emplois.
Soit les deux.
créer plus d'emploi ? ça demande de l'argent, principalement public.
De façon raisonnable, ce n'est pas aux pouvoirs publics d'assumer entièrement tous les phénomènes d'engouement liées à certaines filières, dont la psycho. Ils en ont d'ailleurs pas les moyens.
A mon sens, il faut un partage de responsabilités entre les pouvoirs publics, la société civile et le citoyen.
la responsabilité du citoyen, c'est quoi ? c'est s'informer sur ce qui l'attend après les études.
La responsabilité des pouvoirs publics, c'est de fournir les moyens d'être bien informés.
Celle de la société civile est fournir des informations fiables et indépendantes (ex : SIEP)
Alextt dit que, depuis des années, ces phénomènes sont dénoncés dans la presse. C'est sûr. Cette info devraient alerter les pouvoirs publics. Mais aussi les futurs étudiants ! ou leurs parents ! Pourquoi les uns seraient plus responsables que les autres ?
Cette année, il y a deux fois plus d'étudiants en première année médecine qu'en 2008. deux fois plus !
Le recteur de l'ULG a raisonnablement rappelé "qu'il ne revient pas aux universités de veiller à l'adéquation entre le nombre de diplômés qu'elles forment et les véritables besoins de la société"
En effet, les universités forment les citoyens à des savoirs académiques, elles ne font pas de gestion du marché de l'emploi.
Si la fédération devait se mobiliser, ce serait pour faire un travail de fond de description de ce métier de psy. De ces métiers de psys, car ils sont innombrables. et de savoir là où il y a pénurie et là où il y a pléthore.
Cependant , la création de nouveaux postes doit partir des besoins de la population en tant que public bénéficiaire de services psys, et non juste des besoins des psys au chômage.
Voilà quelques réflexions d'un psy en recherche d'emploi (hé oui! )
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@Alextt
Vous écrivez :
Mais dire que ça n'existe pas et qu'il n'y a pas de fameuse dérive, alors là je ne suis pas d'accord...
Ai-je dit cela ? Justement j'ai bien fait attention de ne pas le faire. je ne généralise pas. relisez-moi...
Alextt dit : Profitez de votre petit confort mais ne perdez jamais votre boulot...
Ah ben pas de chance, ça m'est arrivé...
Alextt dit : Est-ce nécessaire de faire croire à des jeunes qu'ils ont un diplôme alors qu'une fois sortis, il ne vaut rien...
La qualité du diplôme dépend de la qualité de l'enseignement, et non pas des chances d'insertion sur le marché de l'emploi. Ce n'est pas le boulot des instituts et université de garantir un job à la fin des études.
je vous renvoie à ma réflexion ci-dessus sur le partage de responsabilités.
SI les jeunes s'inscrivant en 1ère année de psycho recevaient une analyse objective du marché de l'emploi des psys, ils auraient alors la possibilité de modifier leurs choix d'études.
S'ils maintiennent leur choix, ils le font en connaissance de cause.
A mon sens, cette démarche est réaliste, réalisable et est de l'ordre des pouvoirs publics.
Je maintiens mon rejet de votre phrase selon laquelle "les psys sont individualistes et peu combattifs et pas du tout stratégiques". Vous généralisez. et ce sur un forum accessible à tous. Les psys qui agissent pour le secteur passent probablement leur chemin et n'adhèrent pas à votre démarche. Vous faites une grossière erreur sur la forme, peut-être pas sur le fond.
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@ Vincent S
Vivimind dit « personne se mobilise et pas que notre profession, c'est aussi les gens qui ont besoin de nous auquels il faut penser ». Alex ne semble donc pas si seul à faire ce constat Vincent S et je le rejoins aussi.
« Ce n'est pas aux aux pouvoirs publics d'assumer entièrement tous les phénomènes d'engouement liéesà certaines filières... ». C'est vrai mais ils ont la responsabilité de ne pas permettre à autant d'étudiant de suivre ces études. Cela coûte très cher à la société de former des universitaires et si c'est pour qu'il soit au chômage après... Ils doivent donc penser à règlementer comme en fac de médecine, comme en kiné,... Sans quoi la limitation à l'accès à la profession se fera après 5 ans d'études... C'est inconscient quand on voit qu'une année universitaire coûte plus de 25000 euros par étudiant. Soyons réaliste c'est pas la majorité des étudiants qui vont faire un business plan dans le choix de leur orientation et les parents peuvent les faire réfléchir mais au final c'est le jeune qui décide, on ne peut espérer une régulation interne ou très minime... Ils vont d'abord choisir par intérêt. A 18ans, ils ont envie de refaire le monde... Si maintenant, certains veulent suivre une formation pour le seul intérêt qu'elle représente sans envisager de professer, ça me semble peu raisonnable de demander à la société de participer au coût cité supra... Je pense donc que ton analyse de dire la « responsabilité des pouvoirs publics, c'est de fournir les moyens d'être bien informés » est un peu court et lapidaire. Maintenant, tu es, peut-être, un politique déguisé héhé... Ils ont la responsabilité d'organiser notre société dans tous les domaines et, notamment, de lutter contre le chômage. Pour ce faire ils doivent réfléchir à créer des incitants pour former des professionnels dans des domaines en pénurie (car il y en a et économiquement ça coûte cher) et réguler certaines professions qui mènent droit au chômage en cas de trop grand engouement... Je sais c'est très désagréable de penser en terme financier mais malheureusement c'est le rôle d'un état de s'assurer sa viabilité s'il veut pouvoir offrir des services à ses citoyens et une vie en société.
Là où je suis d'accord avec toi, Vincent S, c'est que les unifs ne font pas de la gestion du marché de l'emploi. C'est d'ailleurs pour ça que le recteur de l'ULG a interpellé la presse pour attirer l'attention du politique (qui après avoir pris des mesures de quotas déraisonnable dans le passé en médecine et qu'ouvrir les vannes à plein régime maintenant est tout aussi déraisonable). Mais tu remarqueras que le recteur de l'ULG a interpellé le politique à ce sujet. C'est donc le rôle des université d'attirer l'attention du politique sur des mesures de gestion à prendre. S'il l'a fait pour les médecins pourquoi pas pour les psys...Après c'est au politique à prendre ses responsabilités ou pas et à la base de faire en sorte qu'ils les prennent... Ces quotas étaient ces dernières années tellement strictes en médecine qu'ils avaient plus assez de médecins formés en Belgique et qu'ils ont fait appel à des médecins à l'étranger. Ils ont fait la même bêtise avec les enseignants dans les années 80 et les kinés dans les années 90. Il faut évaluer ce genre de limitation pour ne pas créer une pénurie et exclure des étudiants qui auraient pu professer.
Vincent S tu dis que « la qualité du diplôme dépend de la qualité de l'enseignement et non pas des chances d'insertion sur le marché de l'emploi ». Ca me semble un peu étrange ce que tu dis. Si tu te formes, ce n'est pas juste pour le plaisir de te former, tu espères aussi pouvoir vivre des compétences que tu as développées dans tes études même si tu es jeune et que tu es encore la tête dans les étoiles. Je prends un exemple la crise des subprimes, beaucoup d'américains ne savaient plus rembourser leur maison. Les banquiers avaient évalué toutes ses maisons à une certaine valeur. Mais ils n'avaient pas prévu que beaucoup d'américains ne sauraient plus la rembourser. Bref, il y a eu un afflux de bien sur le marchés avec peu d'acheteurs puisque c'était la crise et le prix des maisons a dégringolé. Les biens, même s'il avait une valeur puisqu'ils ont nécessité le travail d'hommes et de femmes et des matériaux parfois luxueux, n'avaient dans les faits plus aucunes valeurs puisque l'offre excédait largement la demande. (Les biens restent sur le marché et finissent en plus par se dégrader... Comme les personnes qui restent trop longtemps inactifs dans leur domaine finissent par perdre leurs acquis...). Je crois que c'est ce dont Alextt parle. On ne parle pas ici de la valeur des études au sens propre mais de ce que tu peux en faire...
Personnellement, je comprends le coup de gueule d'Alex et je ne suis pas sûre qu'il commet une erreur sur la forme. Je crois que nous sommes tous dans l'illusion qu'il ne faut pas trop parler pas trop dire car ça nous déservirait. Il nous faudrait, peut-être, plus d'emmerdeurs comme lui pour nous réveiller... Car les changements sont toujours venus des gens qui nous interpellent et nous disent qu'on s'endort dans notre quotidien. Ces gens-là nous renvoient à notre dignité, notre orgueil. Ils veulent nous faire réagir..Je vois plus le message d'Alextt comme ça moi. Mais dans le fond, si le contexte ne change pas, on le sait tous que ça nous déssert. Et c'est vrai que tout changement est venu un moment de la base. Les profs, les infirmières et j'en passe se sont mis à dénoncer leur condition de travail pour que les choses changent. C'est vrai que c'est étonnant que les psys ne s'organisent pas et ne se fédèrent pas. Et la je rejoins franchement Alex.tt. La fédération représente l'élément fédérateur et sa mission est d'interpeller le politque quand il y a des problèmes. Exactement comme toute fédération peut le faire...On est d'accord que chacun est responsable à son niveau... Mais il faut bien commencer par quelque part. Et tu remarqueras que tous les changements viennent toujours de la base.
Voilà, j'espère avoir pu mettre un peu de perspectives dans ce débat dans notre intérêt à tous. Car ne dit-on pas divisier pour règner. Mais qui règne, certainement pas nous pour le moment...
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un problème important , à part la disproportion diplômés/jobs, est aussi la qualité de la formation universitaire,dont le contenu actuel n'est que peu lié avec les savoirs requis pour les jobs.
Un autre me paraît être que bon nombre de jobs de psys créés correspondent davantage à des besoins politiques qu'aux besoins de la population.
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