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Questionnaire sociologique




femme 27 ans

Membre depuis le 04/04/2013
1 message

Posté :

Bonjour,
dans le cadre de mon baccalauréat d'éducatrice spécialisée, j'effectue une enquête auprès des personnes quant à la sexualité des personnes handicapées (enquête pour mon cours de sociologie). J'espère que certaines personnes accepteront de répondre à ce questionnaire.
- Pour vous, les institutions mettent-elles en place assez de choses pour permettre aux bénéficiaires d'avoir une sexualité ? Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ?
- Acceptez-vous (avec vos valeurs) que les personnes handicapées aient des rapports sexuels ?
- Ne pensez-vous pas qu'en ayant ce sujet comme tabou cela mène à un manque d'informations pour les bénéficiaires ? (et mener éventuellement à des grossesses non désirées ou autres risques?)

Voici mes questions, si quelqu'un travaille dans une institution dans laquelle la sexualité est parfaitement accepté, ça me serait très utile d'avoir un témoignage.
Bonne journée à vous tous et bonne journée



chimay

Membre depuis le 25/09/2006
374 messages

Posté :

bonjour Pyxii,

Dans notre SRA où nous accueilons des adultes handicapés mentaux moyens et sévères, leur vie affective et sexuelle est acceptée sans soucis...
Chez nous, nous condidérons nos résidents comme des ADULTES...
Les couples qui se forment peuvent avoir des moments d'intimité à leur convenance, sans être dérangés, selon, bien entendu, d'éventuelles règles à mettre en place, dépendant du fonctionnement institutionnel, dépendant de la protection à assurer à chaque résident, selon, surtout, leurs demandes. Ils savent qu'ils peuvent demander de l'aide, des conseils, un suivi, de l'éducation sexuelle (souvent très nécessaire), le tout dans le respect de chacun.
Certains demandent, après un temps certain, de célébrer des fiancailles, pour avoir surtout une reconnaissance officielle de leur couple. c'est l'occasion d'une petite fête qui rassemble les personnes que le couple invite. Parfois, on lie cela à un contrat de fiancailles, signé, avec des témoins, etc. Contrat pas bidon: il pose les éléments qui les lient.
Des couples partagent alors la même chambre (s'ils le demandent),mais pas nécessairement, et même d'autres se satisfont simplement en se tenant la main... bref, l'affectif passe avant tout.
Il est même possible que des résidents puissent aller vivre ailleurs des moments d'intimité sexuelle...
Par ailleurs, le risque de grossesse est quasi nul, bien entendu. Les fantasmes ou les peurs à ce propos restent respectables et sont discutés, tout comme tout autre sujet au niveau des relations AFFECTIVES et sexuelles.
Il faut parfois plus rassurer les familles que les résidents eux-mêmes. Heureusement, nous n'avons pas encore eu de (par exemple) maman qui ne concevait pas du tout que leur "petite" fille pouvait avoir des pulsions ou des envies de relations amoureuses.
Bref, ça se passe plutôt bien, mais il y a toujours des choses à améliorer, qui se font avec le temps, avec les situations nouvelles auxquelles il faudra faire face...

JJ



Ortho
homme

Membre depuis le 29/01/2010
2 messages

Posté :

Bonjour,

Dans votre recherche, considérez vous uniquement les handicapés mentaux ou toute forme de handicap est-elle envisagée ?
Je connais une personne au moins, par souci de déontologie je ne la citerai pas, qui ; handicapée depuis l'âge de 14 ans et paraplégique vient de devenir parent ( comme cela, le sexe de l'intéressé n'est pas dévoilé non plus, lol ) à son grand bonheur, bien évidemment !

D'autre part, certaines interventions chirurgicales dans le rachis ( particulièrement au niveau lombaire) rendent par la suite l'entente conjugale sur le plan sexuel caduque et terminent souvent par une séparation. S'agit-il là d'un domaine de votre recherche?

Le champ est vaste: handicapés de naissance, handics happés dans leur vie quotidienne, quelle que soit l'origine du handicap, mentaux, physiques, simplement handicapés sociaux qui n'ont d'autre souci qu'un manque de confiance en eux mêmes qui engendre une certaine perte de libido ?
L'objet d'étude est certes intéressant mais la recherche s'annonce ardue si vous ne limitez pas votre champ d'investigation par une reformulation de votre question de départ.
Cela dit, c'est normal en sociologie, la question changera ou évoluera en fonction de vos investigations ...................
Je reste à votre disposition, quoique étudiant moi même ( à 47 printemps) j'ai du taf pour les pré-sessions.

Bonne journée.

F.


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