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Questionnaire TFE sur la douleur du polyhandicapé!



Marseille
femme 56 ans

Membre depuis le 03/12/2008
3 messages

Posté :

bonjour je suis étudiante en 3eme année et je voudrais des informations pour un éventuel sujet !
J'ai constaté que lors de mon stage auprés des polyhandicapés il était difficile d'evaluer la douleur mais à contrario que l'echelle de san savadour n'était pas utilisé systematiquement alors je me posais des questions , si vous pouviez y repondre cela m'aiderais beaucoup dans l'avance du TFE. Merci d'avance!

comment évaluez vous la douleur chez un polyhandicapé?

pourtant dans les dossiers de soins je ne vois que rarement une Echelle san savadour? ; comment expliquez vous cela
que lui reprochez vous ? pourquoi ? qu'auriez vous souhaité ?



homme 66 ans

Membre depuis le 13/12/2007
297 messages

Posté :

D'abord, elle n'est pas très connue. Je me rappelle l'avoir présentée lors de rencontre entre institutions spécialisées pour polyhandicapés, curieusement quasi personne ne connaissait.

Ensuite, on ne s'intéresse à la douleur que quand elle est déjà là. Or cette échelle doit être complétée avant (le dossier de base) puisqu'il faudra comparer avec le "après". Et pour compléter la grille DESS avant, donc quand il ne se passe encore rien, il faut se donner la peine de le faire... Surtout qu'il faut remettre le dossier de base à jour s'il ne se passe rien...

Et je dois bien avouer qu'avec le temps, on ne le fait plus. Même dans mon institution...



Marseille
femme 56 ans

Membre depuis le 03/12/2008
3 messages

Posté :

donc dans ton etablissement commment evalué vous la douleur?
A tu des experiences a me cité concernant la difficultés d'evaluation de la douleur et ou l'echelle de san savadour n'était pas adapté?

Pour finir si on vous proposé d'établir une echelle tous ensemble avec ton équipe pour mieux l'integrer seré vous interessé par l'idée?



homme 66 ans

Membre depuis le 13/12/2007
297 messages

Posté :

Plusieurs choses.

D'abord, la DESS évalue l'ampleur de la douleur en fonction de comportements visibles. C'est très bien quand on s'occupe de personnes (polyhandicapées) qui ne l'expriment pas, mais ici on a aussi des autistes profonds où c'est la même chose. Donc on sait bien que quand un comportement change qu'il faut se poser la question d'une problématique sous-jacente. Pas besoin d'une DESS pour voir que ça ne va pas (sauf pour ceux qui ne veulent pas voir l'aspect "médical" exprimé par un comportement à problème...). Bref, entre professionnels habitués, on peut voir facilement quand ça ne va pas (c'est pas très scientifique, mais ça marche très bien et se pose la question de l'utilité sociale de mettre en place une procédure compliquée).

Ensuite, dans le polyhandicap, tout ne se traduit pas et tout n'est pas douleur. On a eu ici des cas de neuropathie sensitive couplée aux autres handicaps. C'était une non-myelinisation des nerfs. Donc le "mal-être" général ne s'exprimait pas par douleur, donc dans le DESS (genre escarres parce qu'il ne sentait pas qu'il fallait changer de position, ou alors jeux de voiturettes en métal où il s'arrache des dents, etc...) on ne voit rien.

Enfin, même en cas de douleur exprimée, la DESS ne permet pas de discriminer les problèmes. On a actuellement une jeune fille polyhandicapée (paralysée complètement, dans une coquille de jour et un matelas moulé au "repos", nourrie au "moulu fin", mais abreuvée par une sonde à demeure (Nissen), etc...) qui a un problème de douleurs croisées (fécalome important + la rotule qui "saute" à chaque spasme spastique et je ne continue pas dans les détails!). Elle est en chirurgie pour enlever la rotule, et en examens de médecine interne pour le reste. Pas eu besoin de la DESS pour voir que ça ne va pas...

En résumé, quand j'ai eu l'occasion de présenter la DESS, ce fut l'occasion de parler de la douleur, de constater que tous les intervenants la sentait, que des signes "extérieurs" permettaient de l'acter, etc...

Le constat fait, l'échelle perdait de sa valeur . Elle n'en garde pas moins la sienne pour servir de base de discussion en équipe, mais ça c'est autre chose...

Cela dit, je parle d'une petite équipe où tout le monde se parle et où l'information passe bien (enfin, on essaye!)...

Dommage que tu sois de Marseilles, c'est très loin. Sinon on aurait pu montrer ce que ça donne en réel...



Marseille
femme 56 ans

Membre depuis le 03/12/2008
3 messages

Posté :

merci beaucoup .
j'ai trouvé une question de depart , " en quoi l'implication des professionel de santé dans les outils du service permet une meilleure prise en charge des polyhandicapés ? " ça te parait pausible ? merci



homme 66 ans

Membre depuis le 13/12/2007
297 messages

Posté :

Bien sûr. C'est toi qui doit faire le TFE !

Dans la discussion, n'oublie pas d'inclure surtout ce qui peut être obstacle à l'implication. Par exemple la lourdeur des outils si complémentairement à l'outil on ne donne pas les moyens de l'utiliser (en temps et formation)...


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