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réinsertion familiale après placement et coordination sociale



Membre depuis le 25/01/2007
9 messages

Posté :

Bonjour
Depuis 8 ans comme éducatrice dans SAAE.
Certains enfants, fratries, y sont aussi depuis 8 ans ... Un exemple de situation : parents toxicomanes, qui sont descendus bien bas dans le trou noir, père qui décède ... Mère en cure, remonte la pente... lentement, redonne signe de vie aux enfants, visites, WE, petit séjours, ... se réapprivoiser, apprendre à se connaître, se côtoyer... Puis le grand saut après 3 ans d'approche progressive : retour en famille... Nouveau compagnon de la maman, petit appartement 3 pièces et 4 enfants... donc les parents dorment à terre dans living, revenu RMI mutuelle, allocations familiales à la traîne, CPAS qui rechigne, enfants habitué à un certain confort depuis 8 ans dans un foyer (ex. au foyer, il y a tous les jours de la charcuterie sur les tartines), promiscuité quotidienne, budget trop serré, stress, agressivité, friction dans le couple, enfants qui comparent leurs lieux de vie et font des reproches, mère qui "revient de loin" et fait ce qu'elle peut avec toute son énergie ... et sa fragilité aussi... ça craque, on se saoule, les adultes se font des reproches mutuels, ça dégénère, les assiettes volent, la chaise aussi, la police arrive, PV au SAJ, enfants de retour au foyer dans l'urgence, ... Pas de date de réunion possible au SAJ avant fin février... et donc contacts suspendus aussi avec la maman, Changement d'école, ... retour en arrière ?? Projet et évaluation de l'équipe en désaccord avec le "jugement" du SAJ... Pourtant eux, ils jugent pas, ils aident ...
La mère a craqué... soit. Donc, on arrête tout projet de réinsertion ? Ou on s'interroge pour encadrer et coordonner au mieux ce type de démarche qui demande intervention de plusieurs services sociaux, (logement mieux adapté, gestion budgétaire, aide scolaire, soutien psy...) , relais de proximité en cas de crise... ??

Toute réponse, réaction est bienvenue ...



Membre depuis le 07/01/2007
8 messages

Posté :

bonjour, moi ce n'est pas pour répondre a ta question bien qu elle soit très intéressante mais voila je suis en derniere année d'assitante sociale et je fais mon stage dans un SAAE pour jeunes de 14 à 18ans. Peux tu me donner des idées de travail de fin d'étude? je dois trouver une question de départ a laquelle je dois émettre une hypothèse. J ai deja fais plusieurs propositions a mon conseiller ms ce que je voulais travailler etait trop "psy"... ton aide est la bienvenue pcq je commence à désepérer...



Membre depuis le 25/01/2007
9 messages

Posté :

bonjour
c'est difficile de te donner des idées comme ça , sans connaître le lieu de stage ... Ceci dit , 14-18 ans ... Il est question probablement de mise en autonomie plus que de réinsertion familiale (?) Qu'est ce qui peut le mieux préparer ces jeunes à être autonomes et se débrouiller dans la vie ? La réinsertion ou la mise en kot se prépare très tôt... bien avant les 6 derniers mois de l'échéance.
Un conseiller SPJ me disait : être autonome, c'est non seulement gérer son budget et son intendance, mais c'est aussi gérer ses relations, son temps, et savoir se fixer des objectifs et se donner les moyens d'y parvenir... soi même seul ou en trouvant les personnes ressources nécessaires. Donc dans le cas d'une réinsertion ou d'une mise en kot, il y a les trucs concrets pratiques (payer le loyer, provisioner les charges, prévoir un budget ...), c'est aussi préserver un lieu à soi, ( le kot comme symbole de son être intime), non envahi en permanence par des "copains" sangsues par exemple ; c'est aussi investir ce lieu, être bien "chez soi", en soi, avec soi ... gérer donc aussi sa solitude ; et avoir un projet (scolaire, professionnel, artistique, familial ...), aller vers quelque chose... ne pas "glander" devant la TV du matin au soir jusqu'au jour où on touche les alloc ! ... En fonction de ce projet, de ces objectifs, se donner les moyens, par soi même ou en osant aller frapper à certaines portes ( aide à la gestion, soutien divers, AMO, goupes de paroles, maison de jeunes, de quartier ...)

... Paradoxalement par rapport à l'avis de ton prof, je dirais qu'il y a une bonne part de "psy" dans la réussite d'un travail de réinsertion ou d'autonomie ! Avoir suffisamment de confiance en soi, de reconnaissance, d'audace, de solidité intérieure, de combativité, d'esprit critique, d'enthousiasme ... Qui déjà se vivent et s'expérimentent dans l'institution où ils séjournent... Bien sûr, le rôle de l'AS n'est pas d'être thérapeute, ... peut-être de coordonner ? de faciliter une démarche, un contact, de lancer la machine, d'accompagner dans un processus ??? ... Etre acteur de résilience, même à son insu ?
... Mais on ne contrôle pas tout et il sera peut être nécessaire à ce jeune de passer par des creux et des crises pour trouver sa propre force. Comment accompagner sans se substituer ? Laisser la liberté et la responsabilité individuelle tout en fixant des règles et des limites ?

... Voilà quelques réflexions à vif... Si ça peut te guider dans ton cheminement ... ??
Suis ouverte à d'autres partages si tu le souhaites.
Pascale



Membre depuis le 07/01/2007
8 messages

Posté :

merci cela est très intéressant aussi mais pour finir je vais m'orienter vers autre chose. Les questions que je me pose sont: Pourquoi le placement est pris en 1ere mesure alors que normalement il devrait être le dernier recours? la philosophie du décret de 91 est de maintenir le jeune ds sa famille et au foyer ou je suis j ai constaté que certains jeunes n'ont pas eu des services de 1ere lignes avt leur placement. un autre constat que j'ai fait est que la mesure de placement est de normalement maximum 1 an mais dans les faits aucune autorité mandante ne met fin au placement avant l'année PQ ?
Est ce que vous avez des idées de réponse à mes deux questions?? MERCI


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