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Qui sont les membres du CA ?



Membre depuis le 04/12/2020
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https://www.facebook.com/Educs-Pascontents-102211561752516/

Qui sont les administrateurs de vos asbl ? Quelles relations entretiennent ils avec les travailleurs, avec les bénéficiaires ? Sont ils réellement impliqués dans l'accomplissement des objectifs humains ?

Nous vous livrons ici une reflexion...
Et vous, comment sont vos relations avec les administrateurs ?


L’ASBL Centre Mutien-Marie écope… Le temps des ASBL serait-il révolu ??

Nous, travailleurs majoritaires et bénéficiaires en situation de handicap de l’ASBL « Centre Mutien-Marie », (Florennes-Ciney-Onhaye-Walcourt)
lançons un cri d’alerte et une bouteille à la mer…

« Depuis le licenciement inexplicable et inexpliqué de notre direction, l'ASBL Centre Mutien-Marie coule et, nous, travailleurs et bénéficiaires, écopons...
Il y a-t-il encore un avenir pour nous
et pour les ASBL dont le modèle de gestion
s'avère de plus en plus obsolète? »

L’ASBL CENTRE MUTIEN-MARIE, dont le siège social est à Florennes, propose l’accueil, l’hébergement et l’accompagnement de personnes en situation de handicap.

Notre ASBL était fière de sa réputation d’offrir un accompagnement de qualité à une centaine d’adultes, et d’offrir de l’emploi à plus de 70 travailleurs dans un contexte épanouissant.

Vous n’êtes pas sans savoir que l’organe décisionnel d’une ASBL est son Conseil d’Administration composé d’hommes et de femmes qui s’investissent de manière bénévole dans ces structures.

Ils sont amenés à prendre toute une série de décisions importantes qui seront déterminantes pour la vie de dizaines de personnes, travailleurs comme bénéficiaires.

Or, début octobre, le Conseil d’Administration de notre ASBL a provoqué un énorme tsunami.

Ainsi, pour des raisons « confidentielles », mais qui semblent clairement liées à des difficultés relationnelles de quelques personnes avec elle, le CA a décidé de licencier la Directrice générale pour « réorganisation », et ce sans aucune concertation des travailleurs et des bénéficiaires (en tous cas du plus grand nombre).

Ce licenciement fut un électrochoc qui a suscité beaucoup de colère, d’incompréhension, de frustrations, également chez les résidents, bien que ce fut nié par le CA.

Les qualités professionnelles de cette directrice étaient appréciées d’une majorité de travailleurs et de bénéficiaires. En deux ans, elle avait fait monter l’ASBL d’un cran en terme de respect des résidents, de modernité, de réflexion, de valorisation des travailleurs, de mode de gestion et de concertation. Nous avions entamé un profond travail de réflexion sur la qualité de nos services et sur les meilleures manières de répondre aux nombreux défis auxquels nous sommes quotidiennement confrontés.

Nous cherchions à offrir une qualité de vie et un avenir digne de ce nom à nos bénéficiaires, en lien avec d’importants enjeux : leur vieillissement, leur autonomie, leur vie relationnelle et affective, leurs conditions de logement, et bien d’autres choses en lien également avec les nouvelles exigences de l’AViQ, notre pouvoir subsidiant. Et le futur sentait bon la rosée du matin !

Mais après une AG fin Août qui lui était tout à fait favorable, on ne sait pour quelle raison, elle s’est heurtée de plein fouet à un CA bien déterminé à se passer de ses compétences et de son dynamisme, laissant une institution blessée, déchirée, désorientée.

Et cela malgré la crise sanitaire qu’elle avait pourtant gérée de main de maître à la première vague, en concertation étroite avec les travailleurs, les bénéficiaires et leur famille, en étant disponible sur le terrain quasiment en permanence, et alors que le début d’une deuxième vague s’annonçait.

D’ailleurs, lors de cette deuxième vague, faute de directrice et étant donné l’absence d’un membre du CA à la réunion d’urgence, aucune décision n’a pu être prise...

Aujourd’hui plane toujours un sentiment d’inconsidération, de parti pris, d’insécurité et de colère. Nous voyons notre ASBL prendre l’eau de toute part, et les travailleurs n’ont de cesse d’écoper pour ne pas réécrire la tragédie du Titanic.

Nous connaissons très peu les membres de notre conseil d’administration et l’inverse est aussi vrai. En discutant avec les bénéficiaires, il en ressort qu’aucun d’entre eux ne sait réellement qui ils sont et ce qu’ils font. C’est tout aussi vrai pour une série de travailleurs… l’essence-même de l’institution, son cœur, son âme et la justesse de ses choix, ce n’est pas le conseil d’administration, ce sont ses travailleurs, quelle que soit leur fonction, et ses bénéficiaires…

Lorsque la direction est partie, nous avons envoyé des dizaines de mails demandant des explications. Nous n’avons reçu que quelques réponses lacunaires des deux mêmes membres du CA. Nous nous demandons encore aujourd’hui où sont passés tous les autres et ce qu’ils ont à dire de tout ça. Un conseil d’administration, ce n’est pas une ou deux personnes qui décident mais c’est bien collégialement que se prennent et s’assument les décisions.

Ce silence des autres membres du CA n’en est que plus symptomatique d’un système qui a montré ses limites, où des administrateurs s’effacent et laissent carte blanche aux « responsables » du Conseil. Nous sommes en droit de nous demander ce qui a motivé leur intégration à ce CA.

Certes, la délégation syndicale des travailleurs a pu rencontrer ces deux messieurs. Mais les réponses à nos questions et nos inquiétudes sont restées sinon floues, tantôt mensongères, tantôt méprisantes, voire menaçantes, et en complet décalage avec ce dont nous avions besoin.

Et cela autant à l’égard de notre ancienne directrice, à notre égard et à l’égard des bénéficiaires qui méritent autant que nous des explications franches, de la réassurance dans le système, un minimum de considération… Nous avons juste eu la confirmation que la directrice n’avait rien fait de répréhensible justifiant ce licenciement.

Aujourd’hui, nous avons l’impression de naviguer sur un bateau sans capitaine... Alors qu’eux se targuent de consacrer du temps et de l’énergie à l’ASBL, les fractures entre nos différents services se sont accentuées, les décisions sont prises au compte-gouttes sans concertation de l’ensemble des travailleurs, et quelle que soit l’urgence.

Il y eut peu de réunion de fonctionnement pour fixer les choses collectivement et continuer sur la voie de la co-responsabilité que nous avions commencé à emprunter.

C’est effectivement une des valeurs de notre projet de service dont nous avions entamé la redéfinition, épaulés par un superviseur extérieur. Aussi compétent qu’il soit, il n’a plus réellement de relais en interne pour faire sens et pour le faire vivre… Chacun pour soi et Dieu pour tous.

Dépassés qu’ils sont par la situation qu’ils ont eux-mêmes créée, ils en sont arrivés à débaucher la direction d’une institution voisine. Mais est-elle seulement au fait de la situation ?

Nous avons eu beau frapper à toutes les portes, médecine du travail, pouvoir subsidiant, réseau…
Le constat est là, glaçant… :
Même si financièrement nous dépendons de l’argent public, même si des dizaines de travailleurs se présentent en souffrance à la médecine du travail, même si des plaintes de travailleurs, de familles et de bénéficiaires arrivent en bonne et due forme à l’AViQ… Force est de constater que, dans les ASBL, le Conseil d’Administration a tous les pouvoirs, comme s’il pouvait fonctionner en maîtres absolus, en dehors du temps, dans un système qui nous paraît obsolète et en décalage avec les réalités de terrain, avec parfois une éthique que nous ne partageons pas.

Alors une question demeure…

Ce fonctionnement devenu complètement obsolète avec les années, au vue des responsabilités de plus en plus grandes qui incombent à toutes les ASBL, et à fortiori les plus grandes où des dizaines d’emplois sont en jeu, où la qualité de vie de dizaines de personnes en situation difficile est en jeu…
CE FONCTIONNEMENT A-T-IL TOUJOURS SA RAISON D’ETRE ??
Quand une majorité de travailleurs et de bénéficiaires crient et dénoncent, pourquoi donc leurs voix ne comptent-elles pas pour faire tomber ce système dépassé ? Ce système qui permet à ces administrateurs, qui ont peu de compétences en lien avec la mission de l’ASBL qu’ils administrent, d’avoir autant de pouvoir. Ils s’appuient sur une longue « expérience » qui semble n’avoir jamais été remise en question.

Sont-ce des raisons d’égo, de pouvoir politique, de copinage, de fausse flamboyance qui les animent et les invitent à multipler les mandats dans parfois plus d’une dizaine d’ASBL ?
La question reste ouverte…

Nous, nous ne souhaitons qu’une seule chose : continuer à faire au mieux notre travail, entourés de gens qui nous apportent une expertise et des compétences utiles et en concordance avec les enjeux d’aujourd'hui!



Membre depuis le 04/12/2020
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N'hésitez pas à partager votre vécu...
https://lameuse-namur.sudinfo.be/700502/article/2020-12-05/asbl-mutien-marie-florennes-le-personnel-contre-le-licenciement-de-sa-directrice



Membre depuis le 04/12/2020
3 messages

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A Dour, la grève semble être le seul moyen que les travailleurs aient trouvé pour se faire entendre du CA :
https://www.sudinfo.be/id292473/article/2020-12-08/dour-la-directrice-est-licenciee-le-personnel-lance-un-preavis-de-greve


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