Nos activités

Accueil sur rendez-vous

L'ALMK reçoit uniquement sur rendez-vous. Chaque locataire, du lundi au vendredi, de 9h30' à 17h00', peut téléphoner (02.410.29.65) ou se présenter à l'ALMK (boulevard du Jubilé 54 à Molenbeek) pour obtenir ce rendez-vous.  Cet accueil  consiste par : 

  • un accompagnement social;
  • une rédaction de courrier;
  • une médiation locataire-propriétaire;
  • aide à la recherche logement dans le secteur privé (appels téléphoniques, consultation des sites...); 
  • ou tout simplement par une "écoute", à soutenir le locataire face au réel, problème locatif, auquel il est confronté.

 

Collectif Ciblé des Locataires

Actuellement, l'ALMK est responsable de deux CCL : l'un visant une Agence Immobilière Sociale (AIS) qui, l'année dernière, a, littéralement, et sans aucune raison ni concertation avec les familles-occupantes (locataires donc de l'AIS), «laissé tomber» un immeuble de 7 appartements, et donc «laissé tomber» ses propres locataires (!); et l'autre une Société propriétaire d'un très grand immeuble (92 logements) qui, apparemment, impute – nous n'entrerons pas, pour l'instant, dans certains détails scandaleux - quasi toutes les charges (grosses réparations...) à ses locataires. Ces deux CCL sont, pour l'instant, dans leur phase de discussions et tentatives de négociations pour le premier, et dans leur phase vérification des factures pour le second. D'où le «secret» porté, ici, sur le nom des cibles. Les premiers locataires, ceux de l'AIS, souhaitent, à très juste titre, que cette dernière les mutent vers des logements de son patrimoine. Il ne faut en effet pas oublier que ces locataires s'étaient portés candidats pour les logements (désormais) abandonnés par l'AIS, qu'ils ont attendu, parfois 3 ans, avant de disposer de ces logements (désormais) abandonnés par l'AIS et qu'ils ne trouvent donc pas logique du tout qu'une AIS décide, sans proposition de mutation ni aucune concertation, de stopper «comme ça !» son «mandat de gestion». Les autres locataires escomptent, eux, tout bonnement, des charges communes qui correspondent à des frais réels et imputables aux locataires. À suivre.

PCS-H

L'ALMK coordonne le Projet de Cohésion Sociale présent à Hunderenveld (PCSH), à Berchem-Ste-Agathe. Ce dernier rassemble une équipe de deux personnes: KABBAJ Soukaina et VANHOOLANDT David qui assument les roles d'animateurs et de travailleurs sociaux. Le PCSH met en oeuvre un travail social au profit des habitants des logements sociaux administrés par "La Cité moderne" sur les sites de Hunderenveld et de l'Ancienne cité. Ce travail prend la forme de structures mises en place au profit des habitants telles que : la permanence sociale, l'aide aux devoirs, l'espace "accueil-écoute", des séances d'information, des activités culturelles ou ateliers pour jeunes et adultes, des visites et excursions intergénérationnelles, etc... Le PCSH soutient également les comités d'habitants dans leurs tentatives d'améliorer le contexte de vie matériel et social qui entoure ces quartiers. 

Conférence de presse

Ce 17 novembre 2015 à 10h30

Mort sans n'avoir jamais goûté la saveur d'un logement, humainement, digne.

A la mémoire de Monsieur EK.

Molenbeek, le 9 novembre 2015

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Par la présente, nous vous invitons à notre Conférence de presse qui aura lieu le mardi 17 novembre 2015 à 10 h 30', dans nos locaux situés au boulevard du Jubilé 54 à 1080 Bruxelles.

Force est de constater que «la crise du logement en Région de Bruxelles-Capitale» (RBC) tombe, peu à peu, en désuétude dans les différents discours (politique, médiatique, voire même associatif). Est-ce que cette crise ne serait donc plus qu'un mauvais souvenir ou cauchemar de la RBC ? Allons ! Il suffit de relever le nombre actuel impressionnant de demandeurs d'un logement social pour s'en convaincre : cette crise, dans l'indifférence quasi générale, ne cesse pas de se renforcer, jusqu'à en devenir même une norme régissant la RBC.

Si cette crise est de moins en moins rappelée ou évoquée, c'est selon nous du fait même qu'elle ne touche que des êtres humains dont le statut économique ou social (ouvriers, chômeurs, allocataires sociaux, invalides...) s'avère être fondamentalement inadéquat aux grandes ambitions économiques et de modernisation de la RBC. Ces êtres sont en voie d'être assurément totalement oubliés derrière l'unique Chiffre ou Calcul qui, désormais, seul s'entend.

Pour l'Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg (ALMK), il est donc urgent de parer à cette amnésie politique, médiatique, voire associative. D'autant plus que cette amnésie irresponsable conduit non seulement à de plus en plus de détresses humaines, mais aussi à l'émergence d'une inhumanité, insensibilité ou indifférence, privée et publique, de plus en plus sordide à l'endroit des situations dramatiques endurées, corps et âme, par les habitants infortunés de la RBC.

En voici une, de situation de détresse locative faisant face à une insensibilité cruelle (publique ou privée ? Nous révélerons la réponse lors de notre conférence de presse) :

Monsieur EK est mort le 3 octobre 2015, des suites d'une grave maladie, sans n'avoir (donc) jamais goûté la saveur d'un logement (privé ou social), humainement, digne. Il est décédé dans un hôpital bruxellois alors même que son désir le plus cher était de mourir «chez lui», dans son logement. «Impossible, avait répondu sa soeur, ton logement, tu le sais, est non seulement inadapté pour tes soins palliatifs, mais surtout indigne ! Je ne veux pas que mon frère meurt dans un logement crado, moyenâgeux, entouré de ruines et de chats errants ! «Chez lui», c'était en effet un taudis ! Un taudis dans lequel il vécut... 15 ans !

Et surtout, pendant 5 ans, il espéra un logement digne qui jamais ne vint ! Ce n'était pas faute, pourtant, d'avoir entrepris moult démarches...

Mais n'anticipons pas.

Dans l'espoir de votre participation à notre conférence de presse, nous vous prions, Messieurs, Mesdames les Journalistes, d'agréer l'expression de nos sentiments les plus distingués.

 

Ida BALLET

Administratrice